57è session ordinaire du Cip-Uemoa : Préserver la paix et la stabilité au sein de l’Union

Au cours de cette rencontre de six jours dans la capitale malienne, il est question notamment du renouvellement des membres du bureau et ceux des bureaux des sous-comités au titre de l’année 2026, de la présentation de la commission du rapport annuel 2025 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union

La 57è session ordinaire du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Cip-Uemoa) se tient depuis hier à Bamako. L’ouverture des travaux a été présidée par le président par intérim du Cip-Uemoa, Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, en présence de la 5è vice-présidente du Conseil national de Transition (CNT), Mme Diarra Racky Talla.

Au cours de cette rencontre de six jours, le Comité interparlementaire aura à se pencher sur le renouvellement des membres de son bureau et ceux des bureaux des sous-comités au titre de l’année 2026, sur l’état de mise en œuvre de ses recommandations formulées à l’endroit de la commission de l’Uemoa de 2021 à 2025. S’y ajoute le séminaire parlementaire relatif à l’examen en inter sous-comité du rapport 2025 de la commission de l’organisation sur le fonctionnement et l’évolution de l’union. Sans oublier la présentation par le président de la commission du rapport annuel 2025 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union. 

La session offre également l’occasion pour les parlementaires de l’Union d’échanger sur les questions cruciales. Elle intervient dans un contexte où la Cour de justice de l’Uemoa a reconnu, récemment, l’illégalité des sanctions imposées au Mali en 2022, en réservant une suite favorable à la sollicitation des autorités maliennes qui avaient saisi la juridiction communautaire.


 «Le Conseil national de Transition salue cette décision de justice impartiale qui renforce la perception des populations en la justice», a déclaré sa 5è vice-présidente. Mme Diarra Racky Talla dira, par ailleurs, que le Cip joue un rôle important, à l’instar des autres organes, dans la dynamique d’approfondissement de l’union. Cela, a-t-elle ajouté, en assurant une représentation parlementaire équilibrée et en garantissant sa mission de contrôle démocratique dans le cadre du processus d’intégration régionale. La 5è vice-présidente du CNT a attiré l’attention sur la nécessité de préserver la paix et la stabilité au sein de l’union, gage de tout développement durable. 

De son côté, le président par intérim du Cip-Uemoa dira que la première session ordinaire est l’occasion de faire le point de l’année écoulée et de réaffirmer leur engagement, afin de mettre en œuvre les perspectives formulées pour l’année 2026. Dans un environnement mondial globalement difficile, a signalé Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, l’espace économique se positionne parmi les meilleurs modèles d’intégration en Afrique sub-saharienne. «Malgré les difficultés liées au terrorisme que vivent certains états membres de l’union et les effets de la crise économique mondiale, notre union a démontré ses capacités appréciables de résilience et demeure une source d’inspiration», a-t-il salué. 

Selon le président par intérim du Cip-Uemoa, ceci démontre que l’organisation sous-régionale continue de se construire, grâce aux efforts inlassable de ses autorités et à la résilience des populations. «Cela prouve que les fondements constitutifs de notre union, que nous avons hérités des pères fondateurs, sont bien préservés, voire renforcés», a-t-il souligné. 

Du reste, il relève de la mission de son comité de poursuivre cette construction en vue d’améliorer constamment les conditions de vie des populations, a enchaîné Fononna Cheick Ahmed Coulibaly.   Le président par intérim du Cip-Uemoa a espéré que les travaux aboutiront à des conclusions pertinentes qui contribueront à la réalisation des objectifs de l’union.

Bembablin DOUMBIA

Source : L’Essor

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