Des violations de texte ont été signalées dans le processus de l’élection des membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bandiagara. D’une manifestation pacifique à des réunions réplétives, des responsables unis au sein du Collectif des Commerçants du Cercle de Koro et ceux du bureau local de la chambre de commerce de Koro veuillent être mis dans leur droit.
Fustigeant le non-respect des textes prévus en la matière, une manifestation pacifique datant du lundi 2 mars s’est tenue dans la ville de Koro. Elle avait été organisée par le Collectif des Commerçants de ce cercle. Selon les informations, une journée ville morte avait été prévue pour le vendredi 6 mars 2026. À cette étape de la lutte devrait s’ajouter, le samedi 7 mars, une autre manifestation pacifique. Ces annonces ont été faites alors que le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga et sa délégation étaient attendus dans la région de Bandiagara, hier dimanche 8 mars, pour la célébration de la Journée internationale des Femmes. Lors d’une réunion tenue à cette occasion, M. Hama Niangaly rapportait que ce qui a été fait à l’occasion de l’élection des membres de la CCIM n’est pas admirable.
Ce membre influent du bureau local de la chambre de Commerce de Koro signalait que le travail effectué par la Commission électorale n’a pas été judicieux. « Nous demandons aux autorités de bien vouloir vérifier le travail effectué par les membres de la commission. Nous n’acceptons pas les résultats de l’élection », a-t-il dit, poursuivant, « nous réclamons nos droits après avoir payé convenablement nos impôts. Le fait de laisser ces violations flagrantes de textes lors des élections peut éventuellement entrainer des problèmes dans le paiement des impôts dans les jours à venir ». Par sa voix, le bureau local de la chambre de commerce de Koro a sollicité l’implication du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. « Nous demandons la dissolution du bureau mis en place et la réorganisation d’une nouvelle élection » a sollicité M. Hama Niangaly.
Mamadou Diarra
Source : Le Pays
