L’évènement était tant attendu par les Maliens et particulièrement par les populations de la région de Tombouctou, la cérémonie d’ouverture de la Biennale a été une réussite au regard de la multitude de tableaux qu’ont offert les troupes et les chorégraphes.

C’est dans un stade municipal de Tombouctou des grands jours que le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, habillé en tenue traditionnelle Tombouctienne a, au nom du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA donné le top départ des activités de la Biennale Artistique et Culturelle « Tombouctou 2025 ».

L’événement a réuni autour du Chef du Gouvernement, plusieurs membres du Gouvernement, des représentants des Institutions, les gouverneurs des régions au grand complet, des préfets, des chefs de services. Le monde des arts et de la culturelle du Mali fortement mobilisé ont fait le déplacement de la cité des 333 saints, de même que la jeunesse malienne dans sa diversité.
C’est le grand rendez-vous du donner et du recevoir de la culture malienne. La cérémonie d’ouverture de cette édition 2025 a été riche en son et en couleur. Devant un gradin du stade bondé de monde, l’hymne national du Mali a été entonné à cœur par la jeunesse malienne comme le chant libérateur de fierté et d’espérance. La fête pouvait commencer dans un esprit de réussite.
Le Président de la Délégation Spéciale de la mairie de commune urbaine de Tombouctou, Yehia TANDINA a rendu un hommage mérité au président de la Transition le Général d’Armée Assimi GOÏTA pour son engagement personnel pour la tenue de la Biennale Tombouctou 2025. Cette biennale, qui se tient dans une période, particulièrement dure pour notre pays, fait de la culture, un puissant levier de cohésion sociale.
Quant au ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou DAFFÉ, il a rendu un rendu un hommage à la commission d’organisation de cette biennale pour cette parfaite organisation avant de saluer la mobilisation des citoyens des tombouctiens pour rendre cette biennale mémorable. « La biennale Tombouctou 2025 s’inscrit dans le cadre de l’année de la culture décrétée par le Président de la Transition Assimi GOÏTA, conformément à sa vision de contribuer à la revitalisation culturelle de notre pays. 2025, aura été une année riche en couleur et en créativité sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il indiqué.
Le chef du département en charge de la Culture, n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude aux autorités du pays pour la tenue de cette biennale. Il reste convaincu que la culture est et demeure un levier très important de promotion de la paix et du vivre-ensemble
Magnifier les idéaux et les valeurs, qui permettent de renouer avec l’histoire de notre pays et notre héritage commun

Il faut dire que réunir la communauté culturelle dans toute sa diversité pour célébrer la biennale dans ce contexte, revient à magnifier les idéaux et les valeurs qui permettent de renouer avec l’histoire de notre pays et notre héritage commun.
A l’instar des éditions précédentes, cette cérémonie a été un moment exceptionnel et inédit avec une diversité de tableaux artistiques modernes et traditionnels. Le défilé de la troupe des pays invités d’honneur, de celui des 19 régions administratives du Mali plus le District de Bamako, qui ont magnifié l’identité de leur région, à travers des tenues traditionnelles à base de coton et autres pas de danse ont été, entre autres, les grandes étapes, qui ont marqué cette cérémonie.
La prestation de l’ensemble Instrumental National, ainsi que celle des artistes de la région ont agrémenté la cérémonie, de même que la prestation slam et kora de Maïmots et Adama KEITA. En outre, la présentation de la chorégraphie « Kounouya – Culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau (Mali Kura) » a été l’un des moments forts de l’évènement.

Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a exprimé sa profonde émotion et son immense fierté de présider, au nom du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, dans cette cité millénaire de Tombouctou, la cité médiévale légendaire, Cité des 333 Saints, terre d’histoire, de paix, de lumière, de brassage, d’art et de culture, la cérémonie d’ouverture officielle de l’édition 2025 de la Biennale artistique et culturelle du Mali.
« Ici, chaque dune raconte une mémoire, chaque pierre murmure une sagesse, chaque manuscrit éclaire l’humanité. C’est dans ce berceau de l’humanité et du savoir que nous ouvrons l’évènement le plus important de la célébration de notre diversité culturelle, en cette année que nous avons proclamée Année de la Culture au Mali, placée sous le sceau d’une renaissance culturelle et d’une revitalisation profonde de nos territoires » a indiqué le Chef du Gouvernement.
Pour le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, le choix du Président de la Transition, Chef de l’Etat, de tenir cette édition, à Tombouctou est hautement symbolique. Tombouctou, cité des 333 saints, ville des manuscrits et des universités anciennes, est une lumière, qui a illuminé le monde par son savoir et sa tolérance. « Tombouctou est le symbole de ce que nous sommes : un peuple, qui résiste, qui transmet, qui éclaire. Aujourd’hui encore, elle incarne cette résistance des valeurs face aux menaces de l’oubli, de l’extrémisme et de la division. Tombouctou a fait face avec détermination à l’obscurantisme et elle nous inspire. Aujourd’hui encore, elle incarne cette résistance des valeurs face aux menaces de l’oubli, de l’extrémisme et de la division. Des attaques barbares de 2012 à maintenant, Tombouctou a fait face, avec détermination, à l’obscurantisme. Ainsi, elle nous inspire et inspira encore aussi longtemps les générations futures. C’est pour toutes ces raisons que le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a décidé de la tenue de la Biennale artistique et culturelle à Tombouctou, terre historique. C’est là, un acte fort, qui symbolise la résilience face à l’adversité, c’est affirmer que le Mali reste un pays debout, enraciné dans son histoire et tourné vers l’avenir », révélera-t-il.

Un accent particulier sur l’art et la culture qui constituent la vitrine de notre pays dans le PAG 2025-2026
Dans son intervention, le Premier ministre révélera que sous le leadership éclairé de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Gouvernement accorde une importance particulière à la promotion et au développement des activités artistiques et culturelles, socles du développement économique et social. C’est dans ce cadre que le Plan d’Action du Gouvernement (PAG) 2025-2026, met un accent particulier sur l’art et la culture, qui constituent la vitrine de notre pays.
« Aussi, faudrait-il le rappeler, que c’est dans cette optique, que le Président de la Transition, Chef de l’Etat a décrété « l’année 2025, Année de la culture ». Ainsi, pour la mise en œuvre du Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026, les principales réalisations porteront sur le développement et la protection du patrimoine culturel et artistique, le tourisme et l’artisanat. Sur la période d’exécution du PAG, les capacités des structures et acteurs du secteur seront renforcées, des évènements pour la promotion de nos valeurs sociétales et le vivre ensemble seront organisés, l’accès aux marchés internationaux pour les artisans sera facilité, le tourisme local et le Diatiguiya de la destination Mali seront également promus. Il en est de même de l’organisation de la présente biennale, qui contribuera à renforcer davantage les acquis dans les domaines de l’artisanat et de la culture », a-t-il affirmé.
Pour le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, la Biennale n’est pas seulement une fête des arts et des traditions. Elle est une mémoire vivante, un miroir de notre identité et un espace de dialogue entre les générations. Depuis sa création, elle a permis de rassembler les talents, de valoriser nos langues, nos musiques, nos danses, nos savoirs et nos imaginaires. Elle est un pont entre le passé et l’avenir, entre les terroirs et la nation.
« La Biennale rappelle à chacun d’entre nous que le Mali est une mosaïque de cultures, de rythmes et de couleurs. Et, il appartient à tous de préserver cette mosaïque face aux velléités extérieures de plus en plus fortes. Notre pays se construit dans l’adversité et notre culture est le socle de tout le combat pour la souveraineté et la grandeur de notre Nation. La Biennale n’est pas seulement une célébration des arts et des traditions. Elle est un acte de mémoire et de résistance, une affirmation de notre identité profonde et un espace de transmission entre les générations. Depuis sa création, elle rassemble les talents du Mali, exalte nos langues nationales, fait vibrer nos musiques, nos danses, nos savoirs et nos imaginaires et affirme au monde ce que nous sommes. Face aux tentatives d’effacement, aux pressions extérieures et aux entreprises de déstabilisation, il nous revient de défendre cette mosaïque avec détermination. Car préserver notre culture, c’est préserver notre souveraineté. C’est refuser l’oubli, l’aliénation et la négation de notre identité », a indiqué le Chef du Gouvernement.
Plus d’un milliard de francs CFA mobilisé pour la tenue de cette biennale
Le Premier Ministre a, ainsi révélé que la biennale artistique et culturelle est également un acte majeur de développement économique. En effet, pour l’organisation de la présente édition de la biennale, le budget national a mobilisé sur ressources propres plus d’un milliard de francs CFA. En outre, des centaines de millions de francs CFA ont été dépensés dans la réalisation et l’entretien des infrastructures de base.
« Notre pays se construit dans l’adversité, et c’est dans cette épreuve que la culture s’érige en socle du combat pour la liberté, la dignité et la grandeur du Mali. La culture n’est pas un ornement : elle est une arme pacifique, une force de résistance et le fondement même de notre projet national souverain. La présente Biennale se déroule dans un contexte marqué par des défis sécuritaires qui affectent notre pays et, plus largement, la région du Sahel », a-t-il évoqué. Ces épreuves, loin d’entamer notre détermination, renforcent au contraire notre conviction que la culture demeure une arme pacifique, un rempart contre la violence et un puissant vecteur de cohésion sociale. Mais c’est précisément dans ces moments difficiles que la culture doit jouer tout son rôle, qui est d’abord de rassembler au-delà des différences, de servir de support à la réconciliation nationale et enfin, redonner espoir à notre population, plus particulièrement à notre jeunesse, qui est l’avenir de ce beau pays qu’est le Mali des fiers combattants et résistants, d’hier à aujourd’hui.
Pour le Chef du Gouvernement, l’année qui s’achève a été, sans conteste, une année exceptionnelle, célébrée avec fierté et honneur sur toute l’étendue du territoire malien. « A cette occasion, j’aimerai saluer les actions entreprises par le Gouvernement et remercier les artistes, acteurs culturels et communautés pour leur mobilisation exemplaire tout au long de cette année consacrée à la culture au Mali. Nous sommes heureux de constater que l’appel du 31 décembre 2024 du Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, invitant les Maliens à revitaliser nos valeurs culturelles et à célébrer notre riche culture durant toute l’année 2025, a été entendu. L’Année de la Culture au Mali a également été décrétée dans une dynamique de promotion accrue des talents du Mali. La Biennale artistique et culturelle du Mali est l’un des cadres les plus appropriés pour repérer les talents, contribuer à leur encadrement et leur promotion accrue », a-t-il souhaité.
Le premier ministre a rendu un hommage mérité aux Autorités et Légitimités traditionnelles de Tombouctou pour l’accueil chaleureux et fraternel qu’elles ont réservé à l’ensemble des troupes et des délégations venues de tout le Mali et d’ailleurs. « Leur engagement et leur hospitalité sont le reflet vivant de la richesse culturelle et de la générosité de cette cité millénaire, berceau de savoir et de tolérance. En ce moment solennel, j’ai une pensée émue et pieuse pour la famille et les populations de Tombouctou à la suite du rappel à Allah, de notre respecté Imam Ben Essayouti. Il aura vécu pour le respect des valeurs de l’islam et pour le vivre-ensemble. Nos prières pour le repos de son âme se joignent à celles des communautés de Tombouctou et de sa famille. Le Mali perd un de ses dignes fils », a-t-il exprimé.
Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA conclura son intervention par ce conseil d’Amadou Hampâté Ba qui disait : « La vie humaine est comme un grand arbre et chaque génération est comme un jardinier. Le bon jardinier n’est pas celui qui déracine, mais celui qui, le moment venu sait élaguer les branches mortes et au besoin procéder judicieusement à des greffes utiles. Couper le tronc serait se suicider, renoncer à sa personnalité propre pour endosser artificiellement celle des autres, sans y parvenir jamais tout à fait ». Là encore, souvenons-nous de l’adage « le morceau de bois a beau séjourné dans l’eau, il flottera peut-être, mais jamais, il ne deviendra Caïman », a-t-il conclu en félicitant la population de Tombouctou pour la réussite de cet évènement grandiose, avant de déclarer solennellement ouverte la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025.

Source : CIGMA
