Centre commercial de Bamako : Fin de règne pour un trio de braqueurs

Les officiers de police, le commissaire principal Josué Kamaté, et son adjoint le commissaire Issa Kouma à la tête du commissariat du centre commercial en Commune III du District de Bamako, sont décidés à « assainir » le secteur qui relève de leur autorité. Leurs éléments viennent de mettre la main, la semaine dernière, sur trois individus que nous désignerons par leurs intiales. Il sagit de M.T (32 ans), S.K (29 ans) et S.T (28 ans).

Ces malfrats sont soupçonnés d’appartenir à un réseau spécialisé dans de nombreux braquages dont les conducteurs de mototaxi et de tricycles (Katakatani) étaient les principaux visés. Les braqueurs dont il est question ont choisi cerrtains quartiers de la périphérie de Bamako pour sévir : N’Tabacoro, Niamana et Sirakoro, en Commune VI du District de Bamako. Malheureusment, les trois bandits sont tombés et sont appelés à comparaitre devant des juges (sauf extraordinaire)  du Tribunal de grande instance de la Commune III pour « braquage à main armée et détention illégale d’armes à feu ». Cette affaire est partie de l’attaque à main armée d’un conducteur de mototaxi,  le 27 février  2026, vers les environs de  01 heure du matin entre les quartiers Niamana et Farako. Après l’avoir agerssé, les malfrats l’avaient contraint à leur  laisser son engin à deux roues, son téléphone portable ainsi que la somme de 45.000 Fcfa. Ils ont sensuite diparu dans la nature ni vi, ni connu.

Quelques heures plus tard, la victime s’est rendue au commissariat de police sus dessus cité pour raconter sa méaventure aux policiers et par la même,  déposer sa plainte contre X. C’est ainsi que les lilmiers de la brgade de recherches (BR) ont pris le dossier en main. En professionnels, ils ont exploité les indices qu’ils avaient sous la main. à la suite de l’analyse technique des données du téléphone volé, ils parviennent à localiser  un premier suspect à N’Tabacoro Attbougou. L’homme est rapidement coincé et interpellé sans ménagement. Au moment de son interpellation  il avait en sa possession un pistolet de fabrication artisanale améliorée, une cagoule, une paire de chaussures « Rangers ». à ces objets, s’ajoutent la moto de marque TVS signalée aux policiers comme volée ainsi que le téléphone portable appartenant à la victime.


Avec toutes ces preuves, il n’y avait plus de place au doute quant à l’implication de cet individu dans l’attaque à main armée dont il est question. Le malfrat est aussiôt conduit au commissariat de police pour nécessité d’enquête. Coincé durant des heures, il a fini par craquer et a dénoncer ses deux complices. Sans perdre de temps, les limiers se lancèrent aux trousses de ces derniers. La chasse à l’homme ne durera pas longtemps avant que les fugitifs ne soient localisés. Ils ont été appréhendés en possession d’un tricycle et d’une  deuxième mototaxi de provenance douteuse. Coincés par les officiers de police juiciaire (OPJ) les trois individus ont reconnu leur implication dans plusieurs cas de braquages. 

Les malfrts sont allés jusqu’à expliquerdans les moindres détails leur mode opératoire sur le terrain. Selon eux, lorsqu’ils décident d’agir, l’un d’entre eux interceptait une mototaxi en se faisant passer pour un client qui sollicite une course quelque part (là même où l’attendent ses acolytes). Une fois arrivé à l’endroit précis avec sa proie, les deux complices surgissent de nulle part pour s’en prendre au conducteur. Ils le ménacent avec une arme avant de lui retirer son engin et le dépouiller de ses biens. Puis, ils disparaissent dans la nuit noire, laissant leur victime le cœur en feu. C’est comme cela que des semaines et des mois durant, ils ont fait de nombreuses victimes à travers le secteur où ils sévissaient fréquemment. 

Ces aveux étaient suffisants pour présenter les trois malfrats à la justice, afin qu’ils répondent de leurs actes. Quant aux enquêtes, elles se poursuivent, afin de déterminer l’étendue exacte de leurs activités et d’identifier d’éventuels complices. Cette opération policière vient une fois de plus illustrer la détermination des forces de sécurité à traquer les malfrats jusque dans leurs derniers retranchements. Les policiers ont mis l’occasion à profit pour appeler les populations à une franche collaboration, afin d’endiguer le phénomène du grand banditisme.

Tamba CAMARA

Source : L’Essor

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