Confédération des États du Sahel : Un processus irréversible

Depuis la conférence des Chefs d’État en décembre 2025 à Bamako, la présidence de la jeune organisation est assurée par le Burkina Faso à travers le Capitaine Ibrahim Traoré

Une réunion du comité de pilotage du Comité national de la confédération des États du Sahel (AES) s’est tenue, le mardi 17 février 2026 à la Primature sous la présidence du Premier ministre. Plusieurs ministres y ont participé dont Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Celui-ci a mis l’accent sur l’évolution de la jeune organisation et les actions posées pour instaurer la paix, la sécurité et le développement durable dans la région Sahel.

L’AES est une réalité et sa démarche est irréversible, portée fermement et avec la plus grande détermination par le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et Président de la conférence des Chefs d’État de l’AES, le Général d’armée Assimi Goïta, Chef de l’État du Mali et le Général d’armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger. 

Dans la continuité des actions concrètes et tangibles de l’AN I, sous la présidence du Mali, les jalons de l’An II sont aussi posés. Il s’agit de valider la Feuille de route consensuelle, qui sera élaborée avec la participation de l’ensemble des États membres. Cette Feuille de route capitalise les acquis et les enseignements tirés de la première année. Elle est construite en utilisant les trois piliers suivants : Défense et Sécurité, Diplomatie, Développement.

Le but reste de planifier des mesures concrètes qui répondent aux attentes primordiales des populations : une sécurité accrue, une libre circulation des personnes et des biens, un développement socio-économique, un désenclavement, des infrastructures structurantes, ainsi que des partenariats respectueux de notre souveraineté à l’échelle sous-régionale, régionale et internationale. 

Le Burkina Faso a adopté une approche participative dans la gestion de cet exercice, ce que nous saluons. «Le projet proposé, tout en suivant les résultats de l’AN I, propose des mesures innovantes qui ont un impact direct sur les populations», s’est félicité le Premier ministre. Étant donné que toute création humaine est susceptible d’être améliorée, il a exhorté les services concernés et les spécialistes à continuer de réfléchir dans une démarche de perfectionnement constant. «Je suis persuadé que les discussions contribueront à l’enrichissement et à la pleine appropriation de cette Feuille de route, qui servira de base aux priorités de l’An II», a-t-il conclu.

Souleymane SIDIBE

Source : L’Essor

Laisser un commentaire