Crise ouverte à la FEMAFOOT : une vague de démissions secoue l’instance après l’élimination des Aigles à la CAN 2025

Une dizaine de membres du comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a démissionné. C’est la conséquence de l’élimination des Aigles du Mali en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football, Maroc 2025.

Ils sont une dizaine de membres du comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) à avoir déposé leur tablier. Si cela traduit un malaise au sein de l’instance dirigeante du sport roi au Mali, on ignore pour le moment les raisons de cette vague de démissions.

On peut toutefois la mettre en lien avec la Coupe d’Afrique des nations (CAN), Maroc 2025, où le parcours des Aigles s’est arrêté en quart de finale, battus par le Sénégal (0-1). Une défaite qui a mis la FEMAFOOT sous le feu roulant des critiques. Beaucoup de Maliens, sans avancer d’arguments, l’accusent d’être à l’origine de l’échec de Kamory Doumbia et ses coéquipiers à la grande messe du football africain. Une élimination conjuguée à l’incarcération de son président depuis août 2023 a scellé le sort du comité exécutif de la FEMAFOOT, jugé coupable de tous les maux qui minent le football malien.

Que disent les textes en de pareilles circonstances?

Pour le moment, les démissions ne sont pas encore actées et ne peuvent être entérinées que par les membres de la FEMAFOOT réunis en assemblée générale extraordinaire. Selon l’article 38.10 des statuts et règlements de la FEMAFOOT, le secrétaire général (SG) doit convoquer une AG extraordinaire dans les délais impératifs. Il revient alors aux membres statutaires de décider, l’Assemblée générale étant souveraine. C’est dire que le bureau reste en place jusqu’à l’organisation de cette assemblée générale extraordinaire qui va trancher la question. En attendant, il continuera à gérer les affaires du football malien.

Il convient de rappeler que Mamoutou Touré, dit Bavieux, est à son second mandat qui devra s’achever en août 2027. Personne avant lui n’avait réussi à se faire réélire depuis 2002, après le retrait d’Amadou Diakité. C’est un signe de l’instabilité chronique au sein du comité exécutif de la Fédération. Ce qui n’est pas sans conséquence sur les résultats sportifs du pays.

Abdrahamane SISSOKO

Source : Maliweb

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