Élevage au Mali : le PASEM-2 dresse son bilan et trace ses nouvelles priorités

La salle de conférence du ministère de l’élevage et de la Pêche a abrité le vendredi 27 février 2026, la 3e session ordinaire du comité technique de suivi et de coordination du programme d’Appui au secteur de l’élevage-phase 2 au Mali (PSAEM). Cette cérémonie a été présidée par le ministre Youba Ba.

C’était en présence des membres du comité, venus des régions d’intervention du programme (Mopti, Tombouctou et Gao).

Dans la continuité de la première phase, le PASEM-2 vise à renforcer la résilience des pasteurs et agro-pasteurs dans les zones prioritaires. Face aux contraintes sécuritaires, climatiques et économiques, le programme met l’accent sur la consolidation des chaînes de valeur bétail-viande et lait, la structuration des organisations pastorales à tous les niveaux et la promotion d’un accès équitable et durable aux ressources naturelles, aux infrastructures, aux marchés et aux services adaptés.

À l’ouverture des travaux, le Ministre de l’élevage et de la Pêche, Ayouba Ba a rappelé l’engagement constant des autorités de la Transition en faveur du développement des sous-secteurs de l’élevage et de la pêche. Il a souligné que, sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, et du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, ces secteurs occupent une place stratégique dans la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Selon le ministre tutelle, le PASEM-2 s’appuie sur les enseignements tirés de la première phase et s’aligne sur les six axes majeurs de la Politique Nationale de Développement de l’Élevage à savoir : amélioration de l’alimentation animale, renforcement de la santé animale, optimisation des performances du cheptel, développement des infrastructures de transformation et de commercialisation, renforcement des capacités des acteurs et gestion durable des ressources naturelles.

À en croire les dires du ministre, l’année 2025 a été marquée par des résultats significatifs. Des avancées importantes ont été enregistrées dans le développement des infrastructures liées aux filières bétail-viande et lait, notamment avec la relance de l’Unité Mobile Laitière à Mopti, désormais dotée d’équipements adéquats.

Sur le plan socio-économique, le programme a favorisé la création de 772 emplois, dont 200 nouveaux postes, avec une forte implication des jeunes. Il a accompagné 191 organisations professionnelles, parmi lesquelles 32 coopératives féminines, et contribué à la structuration de 164 organisations locales ainsi que de trois faîtières interprofessionnelles. Au total, 4 780 acteurs ont bénéficié de sessions de formation, incluant une proportion importante de femmes et de jeunes, renforçant ainsi la professionnalisation du secteur.

Au titre de l’année 2026, les perspectives s’annoncent ambitieuses avec un budget prévisionnel de plus de 2,53 milliards de francs CFA. Les actions prévues comprennent la finalisation et la réhabilitation d’aires d’abattage, la construction et la modernisation de boucheries, la création d’un centre de collecte de lait à Niafunké, l’aménagement d’une chambre froide à Mopti, l’actualisation des dispositifs d’alerte précoce et le balisage des pistes pastorales dans les zones d’intervention.

Une attention particulière demeure accordée aux femmes, aux jeunes et aux personnes vulnérables. Sur une cible globale de 85 000 bénéficiaires, 30 % sont constitués de femmes et de jeunes. Lancé en août 2023, le programme s’étendra jusqu’en avril 2027 pour un financement global estimé à 4,3 milliards de francs CFA.

Rappelons que la première phase du PASEM s’est déroulée de 2017 à 2021, posant les bases des avancées actuellement consolidées.

Tioumbè Adeline Tolofoudié

Source : Le Pays

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