Forces armées maliennes (FAMA) : Les écrits du Colonel Alpha Yaya Sangaré lui coûtent la radiation

Le Président de la Transition, chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta a signé un décret portant cessation de l’état de militaire du Colonel Alpha Yaya Sangaré, officier de la Direction générale de la Gendarmerie nationale.

 La décision, rendue publique à travers le Journal officiel de la République du Mali, met fin à la carrière militaire de l’intéressé pour des motifs disciplinaires.

A la faveur du Décret n°2025-861/PT-RM, signé par le Président de la Transition, chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, le colonel Alpha Yaya Sangaré a été radié des effectifs des Forces armées et de sécurité à compter de la date de signature du texte. La mesure s’appuie notamment sur les dispositions du statut général des militaires ainsi que sur les conclusions d’un Conseil d’enquête tenu le 1er décembre 2025.

En effet, cette radiation intervient dans un contexte particulièrement particulier. Pour rappel, le Colonel Alpha Yaya Sangaré avait fait l’objet d’une arrestation, à cause de la publication de son livre intitulé « le défi du terrorisme en Afrique », dans lequel il accusait les Forces armées maliennes (FAMa) d’exactions contre des civils dans certaines zones du pays. Ces accusations, jugées graves par les autorités de la Transition, ont suscité une vive réaction au sein de l’appareil sécuritaire et politique à son temps.

Les autorités maliennes n’ont jamais caché leur ferme opposition à ce qu’elles considèrent comme des allégations portant atteinte à l’honneur et à la cohésion des forces de défense, engagées, selon elles, dans une lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité. Dans ce contexte, les écrits du Colonel Sangaré ont été perçus comme une remise en cause directe des efforts de l’armée nationale.

A noter, que la même affaire a également provoqué de fortes réactions au sein de l’opinion publique. Si une partie des Maliens a dénoncé ce qu’elle estime être une tentative de discréditer les FAMa, d’autres voix, plus critiques, y voient une question liée à la liberté d’expression et au débat sur la gouvernance sécuritaire et le respect des droits humains.

Avec ce Décret, les autorités de la Transition envoient un signal fort de fermeté, réaffirmant leur ligne de tolérance zéro face à toute prise de position interne jugée contraire aux intérêts supérieurs de l’État et de l’armée.

A.Tounkara

Source : Le Sursaut

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