Le village de Kéniéty, situé dans la Commune rurale de Dialafara (Kéniéba), est enduillé, suite à un éboulement survenu le vendredi dernier dans une ancienne mine d’or qui appartenait à des ressortissants chinois.
Les personnes qui ont malheureusement perdu la vie lors de ce drame, arrivées entre 15h et 16h, sont au nombre de six, dont deux femmes mariées et quatre jeunes filles. Une source anonyme jointe au téléphone depuis Kayes, a confirmé ce drame, tout en déplorant la perte de sa fille qui fréquente la 8ème Année à l’école fondamentale de Kéniéty et de sa belle-sœur. D’après une habitante de Kéniéty, au moment des faits, les Mossis (ressortissants du Burkina Faso) avaient occupé ledit mien, avant de l’abandonner à leur tour, il y avait deux mois de cela. Ces derniers descendaient dans la mine à ciel ouvert pour creuser en bas dans le mais de trouver quelques pépites d’or. Mais, quand les femmes du village ont pris le relais, elles ont aussitôt commencé au niveau du flanc du mur du bas au sommet. Et à force de tailler cette partie, un pan du mur s’est efffondré sur ces femmes. Les secouristes ont fait recours à une grue pour pouvoir récupérer le corps d’une des victimes.
L’orpaillage étant une vieille pratique dans le Cercle de Kéniéba, ne relève pas la Commune rurale de Dialafar avant le nouveau découpage administratif. Dans la zone, des orpailleurs peuvent gagner 3 à 5 décigrammes, voire des kilogrammes en un tour de temps. Le décigramme d’or coûte 6.000 Fcfa.
Ce drame pose une fois de plus la gestion de l’après-mine. Certains habitants de la contrée exigent que les sociétés minières doivent remplir les cratères pour empêcher les orpailleurs de s’y installer après leur départ.
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP – Kayes
Source : L’Essor
