L’objectif affiché de la décision est de réduire le coût du transport en avion afin de favoriser le tourisme et le commerce dans la sous-région, qui ne concentre que 11 % du trafic aérien africain.
Il aura fallu plus de douze mois pour que cette réforme fiscale d’envergure, validée officiellement fin 2024, entre en œuvre. A partir du jeudi 1er janvier, les douze pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) doivent supprimer plusieurs taxes spécifiques au secteur aérien et réduire de 25 % certaines redevances. Objectif affiché : réduire le coût du transport en avion afin de favoriser le tourisme et le commerce dans la sous-région – et qui suscite des interrogations sur ses potentielles conséquences environnementales.
La Cedeao estime que l’application de ces mesures pourrait abaisser le prix des billets de 10 % à 25 % au sein des pays membres, selon les trajets et les niveaux de concurrence entre compagnies. Actuellement, les taxes et redevances sont collectées par les Etats auprès des compagnies aériennes, lesquelles les répercutent ensuite dans le prix final payé par les passagers.
En 2025, l’Afrique de l’Ouest figure ainsi parmi les régions les plus chères au monde pour l’aviation, avec des coûts supérieurs de 85 % pour les vols régionaux et de 82 % pour les liaisons internationales, d’après l’institution. Conséquence : la sous-région ne concentre que 11 % du trafic aérien africain, alors que l’ensemble du continent ne
Source : Le Monde
