Mamoudou Kassogue-Boubacar Sidiki Diarrah-Moussa Kissima Traore : Trois visages d’une gouvernance fondée sur l’intégrité et la rigueur !

2025 : une année « de réformes et de résultats » avec une discipline budgétaire comme socle

Alors que le secteur judiciaire malien est engagé dans une vaste dynamique de modernisation, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme s’appuie sur un trio de responsables dont la complémentarité façonne aujourd’hui le rythme des réformes. A sa tête, le ministre Mamoudou Kassogué, entouré du secrétaire général, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, et du directeur des finances et du matériel, Dr. Moussa Kissima Traoré. Trois profils, trois compétences distinctes, mais une même ligne de conduite : rigueur, probité et sens du service public. Résultats : depuis 2022, des bilans annuels invariablement positifs avec des réformes majeures ; des recrutements massifs et la formation continue des cadres et du personnel d’appui ; l’équipement des structures en moyens logistiques et en matériels ; lutte acharnée contre la corruption ; renflouement des caisses de l’Etat, etc. En 2025, le taux d’exécution du budget du département dépasse 96 %, une performance que le ministre présente comme un gage de rigueur dans la gestion. Trois visages, une vision : celle d’une justice au service du citoyen et de l’intérêt général. Alors : Qui sont-ils ? Que font-ils ? Pour quel bilan ? Éléments de réponses !

ntre leadership politique, ingénierie institutionnelle et discipline budgétaire, le trio Mamoudou Kassogué, Boubacar Sidiki Diarrah et Moussa Kissima Traoré forme une chaîne de complémentarité qui soutient les ambitions de réforme du secteur.

Un magistrat de terrain aux commandes

Figure désormais centrale du paysage institutionnel, Mamoudou Kassogué incarne l’image d’un magistrat forgé par l’expérience des juridictions.

Né à Bandiagara, formé à l’Ecole nationale d’administration du Mali puis à l’Institut national de formation judiciaire, il a successivement exercé comme juge, juge d’instruction, substitut, procureur et responsable du Pôle économique et financier. C’est dans cette dernière fonction qu’il s’est illustré dans des dossiers sensibles liés à la corruption, au blanchiment d’argent et aux atteintes aux biens publics, construisant sa réputation d’homme intransigeant sur la légalité.

Sa nomination, en juin 2021, dans le gouvernement dirigé par Choguel Kokalla Maïga, marque un tournant : pour la première fois, un magistrat issu du terrain prend les rênes du département avec l’ambition affichée de restaurer la crédibilité de la justice.

Formateur à l’INFJ et expert auprès de l’ONUDC, il a également contribué à des programmes régionaux du G5 Sahel et à des initiatives de coopération internationale. Discret, polyglotte et réputé proche de ses équipes, il est perçu comme le visage d’une justice plus ferme et plus offensive face à la délinquance financière et économique.

L’ingénieur des réformes dans l’ombre

Derrière l’impulsion politique, le pilotage technique repose sur le secrétaire général, le Dr. Boubacar Sidiki Diarrah. Magistrat de classe exceptionnelle et enseignant reconnu, il cumule des expériences au sein des juridictions nationales, de la Centif et de la prestigieuse Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada).

Spécialiste des réformes législatives, de la diplomatie juridique et de la négociation de projets avec les partenaires techniques et financiers, il orchestre dans les coulisses la cohérence administrative et normative du ministère. Textes, stratégies, cadres réglementaires : la plupart des chantiers structurants portent son empreinte.

Ses collaborateurs saluent un homme méthodique, attentif et attaché à la transparence, dont la discrétion contraste avec l’ampleur du travail accompli.

La discipline budgétaire comme socle

Troisième maillon de cette chaîne de gouvernance : la gestion financière. A la tête de la direction des finances et du matériel, Dr. Moussa Kissima Traoré, inspecteur des finances, veille à l’utilisation optimale des ressources publiques.

Sous son autorité, la DFM a imposé une culture de redevabilité et d’efficience rarement observée dans l’administration.

En 2023, près de 265 millions de F CFA ont été reversés au Trésor public, un signal fort en matière de bonne gestion.

Les résultats se traduisent concrètement sur le terrain : acquisition de plus de 20 000 équipements et mobiliers, renforcement logistique des juridictions de Bamako et de l’intérieur du pays, construction et réhabilitation d’infrastructures judiciaires.

Parmi les réalisations phares figure la Maison des avocats, inaugurée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, symbole d’une justice mieux dotée en moyens matériels et plus accessible aux professionnels.

Une dynamique collective

Au-delà des individualités, c’est la synergie qui frappe les observateurs. Leadership politique, ingénierie institutionnelle et rigueur budgétaire se combinent pour soutenir une même ambition : bâtir une justice moderne, crédible et efficace.

Dans un contexte marqué par de fortes attentes citoyennes en matière de transparence et de lutte contre la corruption, cette équipe apparaît comme l’un des piliers de la refondation de l’Etat.

Pour beaucoup, le ministère de la Justice offre aujourd’hui l’image d’une administration qui rompt avec les pratiques du passé et pose les bases d’une gouvernance plus responsable. Un triptyque de compétences qui, pour beaucoup, symbolise le renouveau de la justice malienne.

Le quatrième visage de la chaîne n’est autre que Bakary Soliba Coulibaly, chef de cabinet du ministre. Magistrat de son état, et principal coordonnateur des activités du ministre, il fait partie intégrante de l’excellent bilan annuel du département au cours de ces cinq dernières années étant d’ailleurs le plus ancien du groupe en service dans le cabinet.

Si Mamoudou Kassogué réussit, c’est grâce à son chef de cabinet qui veille sur l’exécution de la moindre tâche. Il travaille sur son agenda personnel, et réalise des tâches comme la logistique des activités ; la gestion du courrier ; l’assistance pour les questions politiques ; l’encadrement et la supervision. Aussi, il veille sur les projets en cours, en s’assurant que tout se passe comme prévu.

2025 : une année « de réformes et de résultats »

À l’occasion de la 4e édition de la Semaine de la justice, organisée au Centre international de conférences de Bamako, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a dressé, samedi 14 février 2026, le bilan de son département pour l’année 2025. Face à la presse, le ministre a défendu « une justice en transformation », marquée par des réformes institutionnelles, un renforcement des effectifs et une intensification de la lutte contre la corruption.

Des structures renforcées et opérationnelles

Au plan organisationnel, plusieurs services clés ont été consolidés. L’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (Argasc) a été dotée d’équipements et de nouveaux outils de gestion. La direction nationale des droits de l’Homme (DNDH) a doublé ses effectifs, tandis que l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire a formé sa première promotion.

Le ministère Kassogué a également adopté une série de textes juridiques créant ou restructurant des entités stratégiques, notamment la direction de la protection judiciaire des enfants et la direction générale de l’administration pénitentiaire.

Des documents cadres inédits ont vu le jour : première politique nationale pénitentiaire, stratégie genre et stratégie de protection judiciaire de l’enfance.

Une médaille d’honneur et un prix d’intégrité judiciaire sont aussi en préparation pour promouvoir l’éthique dans le secteur.

Une justice plus active et plus ferme contre la délinquance économique

Sur le plan judiciaire, l’année 2025 a été marquée par la disparition des Cours d’assises, remplacées par des chambres criminelles au sein des tribunaux de grande instance. Le dossier emblématique de « l’avion présidentiel et des équipements militaires » s’est soldé par sept condamnations sur neuf accusés et plus de 30 milliards de FCFA ordonnés en remboursements et dommages.

Le Pôle économique et financier affiche, lui, des chiffres en forte hausse : 119 jugements rendus contre 69 en 2024 et près de 264 milliards de F CFA recouvrés.

Le Fonds spécial de lutte contre la corruption atteint environ 5 milliards de F CFA.

A cela s’ajoutent d’importantes saisies de biens immobiliers, véhicules et engins miniers, notamment à Kéniéba et Bamako.

Recrutements massifs et formation continue

Pour combler le déficit en personnel, le ministère a recruté 140 auditeurs de justice et lancé le recrutement de 200 surveillants pénitentiaires.

Depuis 2022, au total 456 auditeurs ont intégré le système judiciaire, portant presque à niveau les effectifs nationaux.

L’Institut national de formation judiciaire a, de son côté, organisé 17 sessions de formation continue au profit de 437 professionnels (magistrats, greffiers, policiers judiciaires et pénitentiaires).

Sur un tout autre plan, le budget global du département s’élève à 46 milliards de FCFA, soit 1,43 % du budget d’Eat. Le taux d’exécution dépasse 96 %, une performance que le ministre présente comme un gage de rigueur dans la gestion.

Diplomatie judiciaire et droits humains

Sur le plan international, le Mali a multiplié les coopérations, notamment au sein de la Confédération des Etats du Sahel, ainsi que lors de rencontres sur la lutte contre la corruption et la cybercriminalité.

Côté droits humains, des transfèrements de détenus ont été effectués pour réduire la surpopulation carcérale à Bamako, et le pays a présenté son rapport à mi-parcours devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.

Cap sur 2026 : digitalisation et nouvelles juridictions

Pour 2026, le ministre annonce la finalisation d’un Programme décennal de développement du secteur (2026-2035), le déploiement de la plateforme e-Justice sur l’ensemble du territoire, l’ouverture des Cours d’appel de Ségou, Sikasso et Gao, ainsi que l’expérimentation du bracelet électronique comme alternative à la détention.

D’autres projets sont en préparation : assistance juridique élargie, imprimerie sécurisée pour les sceaux officiels, renforcement de la protection judiciaire des enfants et organisation de la 5e édition de la Semaine de la justice.

En résumé, le ministre revendique une année 2025 « structurante », posant les bases d’une justice modernisée, plus performante et davantage tournée vers la transparence financière.

El Hadj A.B.HAIDARA

Source : Aujourd’hui-Mali

Laisser un commentaire