En prélude au Forum d’examen des migrations internationales, devant se tenir en mai 2026 à New York, le Gouvernement du Mali, avec l’appui du Réseau des Nations Unies pour les migrations à travers l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a lancé le 3 mars 2026 des consultations nationales.
Objectif : élaborer le rapport pays sur la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Phase déterminante dans le processus de suivi du Pacte mondial, ces concertations de deux jours auront permis de renforcer la responsabilité collective des acteurs impliqués dans la gestion des questions migratoires et de produire une contribution nationale inclusive, crédible et en adéquation avec les priorités de développement du pays. En clair, les participants ont mis à profit les deux jours d’échanges pour évaluer les avancées engrangées sur les 23 objectifs du Pacte, identifier les défis persistants, faire remonter les besoins d’appui du ministère ainsi que des collectivités et organisations, relever les initiatives novatrices portées par les acteurs locaux et consolider un rapport national crédible, fondé sur l’expertise du terrain.
Le coup d’envoi de cet exercice a été donné par le Ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, et le Chef de Mission de l’OIM au Mali, Dr Seybou Boubacar, à l’hôtel Azalai lors d’une cérémonie d’ouverture ayant mobilisé plusieurs représentants d’institution, d’organisations de la société civile et de partenaires techniques et financiers.
L’occasion pour le chef de mission de l’OIM renouveler son engagement à accompagner le Gouvernement malien dans la promotion de politiques migratoires favorisant des migrations sûres, ordonnées et régulières, au bénéfice des migrants, des communautés d’accueil et de l’ensemble de la société.
Et le Mali, en sa qualité de “Pays Champion”, s’est engagé, selon le ministre Attaher, « à jouer un rôle moteur dans la mise en œuvre du Pacte mondial. «Être Pays Champion signifie assumer un devoir d’exemplarité, disposer de pratiques positives à partager, reconnaître nos insuffisances et surtout contribuer à hydrater la gouvernance migratoire pour qu’elle soit davantage plus juste et plus efficace, au niveau régional comme international », a rappelé le ministre des Maliens établis à l’extérieur, avant d’inviter les participants à produire un rapport à la hauteur de notre engagement : «un document à la fois lucide et ambitieux, rigoureux et responsable».
Amidou Keita
Source : Le Témoin
