Paramount-Embraer : que sait-on de l’épilogue d’un procès de 3 mois ?

La Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier a rendu, vendredi 27 mars 2026, son verdict dans les affaires dites « Paramount-Embraer », au terme de près de trois mois de procès, selon les informations rapportées ‘AMAP.

20 ans de prison pour les principaux accusés

Selon l’AMAP, le tribunal a déclaré coupables plusieurs accusés, dont Boubou Cissé, Thieman Hubert Coulibaly, Mamadou dit Igor Diarra, Babaly Bah et Mamadou Lamine Diakité, des faits de faux, usage de faux et atteintes aux deniers publics. Ils ont été condamnés chacun à 20 ans de réclusion criminelle.

Jugés en leur absence, ces derniers restent sous le coup de mandats d’arrêt émis en octobre 2022, qui demeurent exécutoires.

D’autres peines et des acquittements

Par ailleurs, Tièna Coulibaly, Bemba Moussa Keïta, Souleymane Bamba, Abdoul Wahab Touré, Moustapha Drabo et Abou Berthé ont écopé de 7 ans de prison chacun.

En revanche, plusieurs autres accusés, dont Mamadou Nampala Traoré, Nouhoum Dabitao, Bougadaly Bah, Mamourou Togo, Mahamane Touré, Aminata Doho et Mahamadou Koné, ont été acquittés des charges de complicité de faux, usage de faux, atteintes aux deniers publics et blanchiment de capitaux.

Des condamnations financières importantes

Le tribunal a également condamné solidairement plusieurs des accusés à verser 3,747 milliards de FCFA correspondant au montant non justifié, ainsi que 2 milliards de FCFA de dommages et intérêts.

Possibilités de recours

À l’issue de ce jugement, les condamnés disposent de voies de recours, notamment devant la Cour suprême du Mali, qui pourra confirmer ou réviser les peines prononcées.

Un procès emblématique

Ouvert le 22 décembre 2025, ce procès concernait 18 personnalités civiles et militaires. Les faits portaient notamment sur des irrégularités présumées dans l’élaboration et l’exécution de contrats d’équipements militaires conclus en 2015 entre l’État malien et des sociétés étrangères, notamment sud-africaine et brésilienne.

Selon le ministère public, ces infractions incluaient des faits de faux, usage de faux, atteintes aux biens publics et blanchiment de capitaux.

Bagna MAÏGA/KD, avec l’AMAP

Source . Le PAYS

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