Pour défendre les officiers et militaires radiés pour tentative de déstabilisation : Un collectif d’Avocats tient la baraque

Après avoir été inculpés pour des infractions pénales visant à déstabiliser les Institutions de la République du Mali avant d’être radiés des effectifs des Forces Armées et de Sécurité, les Officiers et Sous-officier concernés par cette mesure ont désormais leur défense assurée par un collectif d’Avocats.

Lequel a saisi la Section administrative de la Cour Suprême du Mali le vendredi dernier, pour l’annulation du décret de radiation. Cela, pour motif d’excès de pouvoir et détournement de pouvoir.

A titre de rappel, par le Communiqué N°077 du Gouvernement de la Transition du 14 Août, l’opinion nationale fut informée de l’arrestation d’un groupuscule d’éléments marginaux des Forces Armées et de Sécurité maliennes, pour des infractions pénales qui visent à déstabiliser les Institutions de la République. Au sein dudit groupe au nombre de 11, y figurait un ressortissant français, agissant au nom des Services de renseignement français, Vezilier Yvann. Quant aux Maliens, ils sont : les Généraux de Brigade Abass Dembélé et Nèma Sagara ; les Lieutenant Colonels Baba Dembélé, Saybou Keïta, Mamadou dit Tiékoro Diarra, Soungalo Diop ; le Capitaine Mohamed Ouattara ; le Caporal Amadou Bouba Coulibaly et les Sergent -Chefs Boucary Karacodjo et Yacouba Kodio.

Quelques mois après leur arrestation, les plus Autorités de la transition ont acté leur radiation des Forces Armées et de Sécurité maliennes notamment avec des décrets et un arrêté, tous en date du 7 octobre 2025 portant cessation de l’état de militaire de personnels des forces armées maliennes.

Le vendredi 12 décembre, l’opinion publique a pris connaissance de la constitution d’un Collectif des Avocats en faveur de la défense de ces militaires radiés. Ce collectif dirigé par Me Mountaga C. Tall a saisi la Cour Suprême du Mali avec comme requête l’annulation des sanctions prises et la réintégration des officiers et sous-officier radiés, et leur rétablissement dans l’ensemble de leurs droits, grades et avantages. Ce, pour diverses raisons dont la violation des droits de la défense ; le non-respect des règles et procédure de convocation et de notification de décision aux requérants ; l’absence de matérialité de faute disciplinaire et un détournement de pouvoir.

Les conseils ont par ailleurs demandé, conformément à la Constitution, aux lois de la République et aux textes communautaires, un libre accès aux personnes en détention.

Mariam Sissoko

Source : Le Sursaut

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