Présentation de vœux de nouvel An à Koulouba : Le soutien des forces vives de la nation et les assurances du chef de l’État

Les familles fondatrices de Bamako, les autorités religieuses et les forces vives de la Nation ont successivement présenté, hier au Palais de Koulouba, leurs vœux de nouvel An au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. C’était en présence de plusieurs personnalités dont le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga et le président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw.

Au nom des familles fondatrices de Bamako, le patriarche a salué les actes posés sous la direction du Président de la Transition, pour le développement harmonieux du Mali. Pour Mamoutou Niaré, la culture, l’agriculture, la justice et les mines ont connu des notoires avancées. Le représentant des familles Niaré, Touré et Dravé a salué le Président Goïta pour sa perception de l’État, de la souveraineté tant politique qu’économique. Il a souhaité que le Chef de l’État décrète 2026 comme «Année de l’éducation» afin de renforcer les fondations indispensables à l’émergence du Maliden kura. «Nous sommes en guerre, en dépit des campagnes dénuées de toute morale, des campagnes de dénigrements et de déstabilisation forcées concernées se livrent inlassablement certains pays nostalgiques d’un passé colonial à jamais révolu, le peuple tient bon», a témoigné Mamoutou Niaré avant de réitérer le soutien des familles fondatrices de Bamako aux autorités de la Transition.

Pour sa part, le représentant de la communauté musulmane a rappelé que la résilience, la patience et les bénédictions sont des outils de résolution dans l’Islam. Maki Bah a dissocié les actions menées par les terroristes de celles prônées par les préceptes du Prophète Mohamed (PSL). Il a dit clairement que l’Islam ne prêche pas le terrorisme. Pour lui, les chefs religieux et les populations civiles ne sont pas épargnés par les hors-la-loi. En témoignent les prises d’otages et les assassinats dans le rang des dirigeants. De son côté, le président du Haut conseil islamique du Mali a demandé aux autorités de mettre fin aux dérives des prêcheurs. Chérif Ousmane Madani Haïdara a également exhorté le Président de la Transition à tendre la main aux Maliens de l’intérieur et de l’extérieur. Il a fait des bénédictions pour que la paix règne au Mali.

 VIVRE-ENSEMBLE- Monseigneur Robert Cissé, en sa qualité d’Archevêque de Bamako, a indiqué que l’année 2025 a été marquée par des efforts considérables. Sur le plan sécuritaire, il a mis l’accent sur la reconquête de zones stratégiques, la protection des populations et la résistance remarquable face aux menaces multiformes. Dans le domaine politique, le leader religieux a magnifié les efforts du gouvernement pour restaurer la souveraineté nationale afin de doter notre pays de fondements solides pour son avenir. Sur le plan social et culturel, Monseigneur Cissé a évoqué la résistance du peuple malien qui refuse de renoncer à l’espérance et à l’unité malgré les épreuves. Au plan économique, il a relevé la mobilisation des ressources nationales et la relance progressive des secteurs stratégiques, tels que l’agriculture, les mines et l’énergie. Il est convaincu que les défis persistent, notamment l’insécurité persistante, les déplacements massifs des populations, la pression des réseaux sociaux, ainsi que les multiples tentatives de manipulation de l’opinion « par des guerres médiatiques souvent toxiques ». Le représentant de la communauté catholique a affirmé que l’enseignement catholique poursuivra une réorganisation nécessaire face aux défis de la qualité éducative et de l’autonomie financière.

L’Association des groupements d’églises et missions protestantes évangéliques au Mali (Agempem), par la voix de son chef, a noté les efforts du gouvernement dans l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, le lancement de chantiers d’hôpitaux modernes, l’effectivité du contenu local conformément à la réforme du secteur minier et l’opérationnalisation de nouvelles mines. Toutes choses, d’après Dr Nouh Ag Infa Yattara, qui font de la vision stratégique Mali 2063 un motif de satisfaction. Il a félicité le Président de la Transition pour l’organisation réussie de la 2ème session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des États du Sahel. Dans ce sens, il n’a pas tari d’éloges sur le bilan du mandat inaugural du Général d’armée Assimi Goïta. Le Dr Yattara a également énoncé les menaces terroristes qui pèsent sur l’église.

Quant à la porte-parole du Conseil national de la société civile, elle s’est appesantie sur le renforcement des capacités et des moyens d’actions des Forces armées maliennes (FAMa), les réformes judiciaires, l’opérationnalisation de la loi relative au contenu local dans le secteur minier, les avancées dans la digitalisation de l’administration. Mme Barry Aminata Touré a évoqué également les prouesses diplomatiques du Mali. La 2è vice-présidente du Conseil national de la société civile n’a pas passé sous silence les défis majeurs, notamment l’entretien des infrastructures routières, la relance du trafic ferroviaire et la régularité des années universitaires.

 11 PROJETS- En réponse, le Chef de l’État a rassuré ses interlocuteurs de sa détermination à œuvrer pour l’épanouissement de ses compatriotes. À ce propos, le Général d’armée Assimi Goïta a cité les 11 projets qui reprennent la vision stratégique du Mali à l’horizon 2063. Ils concernent la sécurité alimentaire, l’énergie, la création d’usines, la valorisation du secteur minier, le désenclavement du pays et le développement de nos villes. Ce n’est pas tout. Il y a le développement du numérique, l’amélioration du secteur de l’éducation, celui de la culture, l’environnement, les réformes dans divers secteurs et l’information.

Le Président Goïta a expliqué que cette vision entend faire du Mali, un pays de paix, d’avenir et de progrès. Il s’est fixé comme tâche régalienne, la récupération de l’intégrité territoriale et la pacification du pays. Le Président de la Transition a évoqué la lutte contre le terrorisme, la rébellion, le banditisme et le narcotrafic. En sa qualité de Chef suprême des Armées, il salue la présence des FAMa dans toutes les régions. « Nous allons lutter jusqu’à ce que le pays soit pacifié », a-t-il insisté, ajoutant que l’Armée intensifiera la lutte contre le terrorisme.

S’agissant de la fourniture d’électricité, le Président Assimi Goïta a promis de s’atteler pour le mieux-être de la population. Il dit que les contrats de 15 grandes mines ont fait l’objet de renégociation. Sur un objectif de 400 milliards, le gouvernement a obtenu 761 milliards de Fcfa. Il a fait savoir que cela a renfloué les caisses de l’Etat de 1022 milliards de nos francs. Dans ce chapitre, le Chef de l’État a poursuivi qu’au lieu de 30 ans de durée pour les contrats, les autorités ont imposé 12 ans. Le Président Goïta a souligné la nationalisation de certaines mines et la création de la Sorem. Dans le cadre de la lutte contre la corruption, il a cité la transparence dans les concours et examens de fin d’année scolaire et l’audit de plus de 140 services.

Concernant l’éducation, le Chef de l’État a annoncé la construction de 28 lycées, de 9 Instituts de formation professionnelle (IFP), de 5 Instituts de formation des maîtres (IFM) et la rénovation de 22 lycées. L’enseignement supérieur connaîtra de l’amélioration avec la réhabilitation de l’École normale supérieure (Ensup) et de l’École nationale d’ingénieurs (ENI). Le tout pour un montant global de 130 milliards de Fcfa. D’énormes efforts sont consentis dans la santé avec la construction de 15 hôpitaux. Au cours de cette cérémonie, tous les intervenants ont rendu un vibrant hommage aux FAMa pour leurs efforts dans la sécurisation du pays et la défense de l’intégrité du territoire national.

Namory KOUYATE

Source : L’Essor

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