Procès « Paramount-Embraer » : 20 ans de prison pour les accusés absents

Les peines prononcées contre les 18 mis en cause vont de l’acquittement à 20 ans de réclusion criminelle. En plus, des accusés ont été condamnés à une amende de 2 milliards de Fcfa

La chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier a rendu son jugement dans les affaires dites Paramount-Embraer. Après près de 3 mois de procès,  ce vendredi 27 mars le verdict tant attendu est tombé.  

Le tribunal a déclaré les accusés Boubou Cissé,  Thieman Hubert Coulibaly,  Mamadou dit Igor Diarra,  Babaly Bah, Mamadou Lamine Diakité, coupables des faits de faux, usage de faux, atteintes aux derniers publics. En répression,  ils ont été  condamnés à 20 ans de réclusion criminelle, chacun.  Ces accusés qui prennent les plus lourdes peines du procès ont été jugés en leur absence. De ce fait, le mandat d’arrêt décerné contre eux en octobre 2022 conserve leur force exécutoire, a ajouté le tribunal. 

Quant aux accusés Tièna Coulibaly,  Bemba Moussa Keïta,  Souleymane Bamba,  Abdoul Wahab Touré,  Moustapha Drabo,  Abou Berthé, ils  ont été condamnés à 7 ans de prison,  chacun. En ce qui concerne les autres mis en cause à savoir Mamadou Nampala Traoré,  Nouhoum Dabitao, Bougadaly Bah,  Mamourou Togo, Mahamane Touré,  Aminata Doho et Mahamadou Koné, ils ont été déclarés non coupables. Par conséquent,  ils ont été acquittés des accusations de complicité de faux,  usage de faux, d’atteintes aux deniers publics et de blanchiment de capitaux 

Par ailleurs,  les accusés Boubou Cissé,  Thieman Hubert Coulibaly,  Mamadou dit Igor Diarra, Tiena Coulibaly,  Babaly Bah,  Mamadou Lamine Diakité,  Bemba Moussa Keïta,  Souleymane Bamba,  Abdoul Wahab Touré,  Moustapha Drabo,  Abou Berthé ont été condamnés solidairement à payer la somme de 3,747 milliards Fcfa (indiqués comme le montant non justifié sur les 11 milliards) et 2 milliards Fcfa de dommages et intérêt.  

Après ce verdict,  les condamnés disposent du droit de recours. De ce fait, ils peuvent attaquer cette décision devant la Cour suprême. Il conviendra alors à cette  juridiction de maintenir ou de diminuer les peines prononcées. Faut-il le rappeler, ce procès, ouvert le 22 décembre  2025, concernait  18 personnalités militaires et civiles. Les charges retenues contre elles portaient, entre autres, sur des faits de faux, usage de faux, atteintes aux biens publics, blanchiment et infractions assimilées.  

Pour le ministère public, ces infractions avaient été commises dans l’élaboration et l’exécution de deux marchés d’équipements militaires conclus en 2015 entre l’État du Mali et une société sud-africaine (Paramount) et une autre brésilienne (Embraer).

Alassane Cissouma

Source : L’Essor

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