Secrétariat général des Nations-Unies : Pourquoi Bassirou Diomaye doit soutenir la candidature de Macky Sall

Par-delà les alternances démocratiques et les divergences partisanes, il existe des moments où l’intérêt supérieur de la nation doit prévaloir. La possible candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies constitue l’un de ces moments historiques.

  1. L’intérêt supérieur du Sénégal avantles clivages politiques

Le Sénégal a toujours été une grande nation diplomatique. De la médiation régionale à la stabilité institutionnelle, votre pays s’est imposé comme une référence en Afrique de l’Ouest. Soutenir un ancien chef d’Etat sénégalais à la tête de l’organisation mondiale ne serait pas un acte partisan : ce serait un acte patriotique.

Aucune disposition des Nations unies n’exige qu’un candidat soit officiellement désigné par son gouvernement. Toutefois, dans la pratique diplomatique internationale, le soutien de l’Etat d’origine constitue un levier déterminant. En apportant son appui, le président Diomaye Faye placerait le Sénégal au-dessus des rivalités internes et enverrait un signal fort d’unité nationale.

  1. Un précédent historique africain inspirant l’histoire diplomatique africaine offre un exemple éclairant

Diallo Telli, premier secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (actuelle Union africaine), n’était pas initialement le candidat privilégié d’Ahmed Sékou Touré. Cela ne l’a pourtant pas empêché d’accéder à la plus haute fonction administrative du continent. L’Afrique a déjà prouvé que la volonté politique continentale peut transcender les considérations nationales immédiates.

  1. L’enjeu continental : un leadership africain à renforcer

Depuis l’accession de Boutros Boutros-Ghali au poste de secrétaire général de l’ONU, le continent africain aspire à retrouver une voix forte au sommet du système multilatéral. Une candidature sénégalaise crédible pourrait :

– Renforcer la présence africaine dans la gouvernance mondiale

– Donner plus de poids aux dossiers africains (sécurité, développement, climat, migration) ;

– Consolider l’image d’un Sénégal acteur majeur du dialogue international. Mais cela suppose une condition essentielle : le soutien clair et assumé de son pays d’origine.

  1. Un choix stratégique pour le président Diomaye Faye

Le président Diomaye Faye et son gouvernement ne gagneraient rien à laisser l’image d’un Sénégal divisé face à une opportunité historique. Au contraire, soutenir Macky Sall :

– Elèverait le débat politique au-dessus des querelles passées ;

– Renforcerait la stature internationale du nouveau pouvoir ;

– Inscrirait son mandat dans une vision de continuité républicaine. L’alternance démocratique ne doit jamais signifier l’effacement des acquis diplomatiques nationaux.

  1. Le Sénégal, candidat de l’Afrique

Au-delà de Macky Sall, c’est le Sénégal qui serait candidat. C’est l’Afrique qui pourrait parler d’une seule voix.

Une telle ambition nécessite une mobilisation diplomatique à l’échelle continentale, notamment au sein de l’Union africaine. L’unité africaine demeure la clé du succès.

Conclusion : choisir la grandeur

Soutenir la candidature d’un ancien président sénégalais au secrétariat général des Nations unies serait un acte de maturité politique et de vision stratégique. Le Sénégal a rendez-vous avec l’histoire. Le président Diomaye Faye a l’opportunité de démontrer que, lorsque l’intérêt national est en jeu, la République dépasse les clivages. Car au final, ce ne serait pas la victoire d’un homme. Ce serait la victoire d’un pays. Et peut-être celle de tout un continent.

Baïdy Dramé Malien de France

Source : Aujourd’hui-Mali

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