Le vendredi 12 juin 2026, la Coalition Article 64 (C64), une alliance de l’opposition, a organisé une manifestation devant le Parlement à Kinshasa pour protester contre le projet de révision constitutionnelle initié par le Président Félix Tshisekedi. Suite au déploiement des forces de l’ordre, des heurts ont éclaté et occasionné un nombre indéterminé de blessés et de morts. Ont fait le tour du monde les images de l’opposant et ex-candidat, Martin Fayulu, en sang, tout comme celle de la fille de l’opposant Moise Katumbi en discussion musclée avec un détachement de la police nationale.
Félix Tshisekedi est à la manœuvre, selon l’opposition, pour briguer un troisième mandat à la faveur de la modification de la loi fondamentale. Ses propos, tenus le 6 mai dernier, à Kinshasa, lors d’une conférence de presse qu’il a animée en marge de la Journée internationale de la liberté de la presse, ne semblent pas démentir cette thèse: « je n’ai pas sollicité le troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j’aie un troisième mandat, j’accepterai ».
Une déclaration qui en dit long sur ses velléités à chercher à jouer les prolongations. Une déclaration qui tranche aussi avec les combats démocratiques menés par le clan Tshisekedi. On n’oubliera pas de sitôt que le défunt patriarche, Etienne Tshisekedi, aura passé toute sa vie à lutter pour l’alternance en République démocratique du Congo. Tshisekedi fils envisage de dérouiller la disposition constitutionnelle selon laquelle « le mandat du président de la République n’est renouvelable qu’une seule fois. Le nombre et la durée de ses mandats ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ».
Force est de donner raison à Hamidou Anne, Membre du Cercle de réflexion « L’Afrique des idées » et Chroniqueur « Le Monde Afrique ». Il soulignait en juin 2017 : «Les oppositions africaines ont la parti cularité de posséder souvent les mêmes tares que les pouvoirs dont elles dénoncent les actions et aux quels elles veulent succéder » Tshisekedi fils est en train de faire ce qu’il reprochait exactement au régime de Joseph Kabila. Le
fils d’Etienne est visiblement frappé de la malédiction des opposants africains. Après avoir combattu la « présidence à vie » du Président Joseph Kabila, le voici en train de tomber dans les mêmes travers avec son projet de troisième mandat.
Le Guinéen Alpha Condé a longtemps combattu pour l’alternance. Mais il a succombé à la tentation du diable – la présidence à vie – et fut « déboulonné » de son siège par l’un de ses protégés, le Colonel Mamadi Doumbouya.
Au Sénégal, Me Abdoulaye Wade a tenté un troisième mandat mais s’est heurté au mur démocratique érigé par le peuple sénégalais. Macky Sall a dénoncé la répression des manifestations avant de commettre plus grave que le régime précédent.
Ousmane Sonko s’est insurgé contre la violence policière lors des marches sous Macky Sall. Premier ministre, le Président du Pastef a envoyé les forces de l’ordre pour mater une manifestation d’étudiants à l’Université Cheick Anta Diop. Au Mali, les opposants ont toujours dénoncé l’instrumentalisation des médias publics avant de répéter les mêmes pratiques, une fois installés au pouvoir.
Une déclaration qui en dit long sur ses velléités à chercher à jouer les prolongations. Une déclaration qui tranche aussi avec les combats démocratiques menés par le clan Tshisekedi. On n’oubliera pas de sitôt que le défunt patriarche, Etienne Tshisekedi, aura passé toute sa vie à lutter pour l’alternance en République démocratique du Congo. Tshisekedi fils envisage de dérouiller la disposition constitutionnelle selon laquelle « le mandat du président de la République n’est renouvelable qu’une seule fois. Le nombre et la durée de ses mandats ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ».
Force est de donner raison à Hamidou Anne, Membre du Cercle de réflexion « L’Afrique des idées » et Chroniqueur « Le Monde Afrique ». Il soulignait en juin 2017 : «Les oppositions africaines ont la parti cularité de posséder souvent les mêmes tares que les pouvoirs dont elles dénoncent les actions et aux quels elles veulent succéder » Tshisekedi fils est en train de faire ce qu’il reprochait exactement au régime de Joseph Kabila. Le
fils d’Etienne est visiblement frappé de la malédiction des opposants africains. Après avoir combattu la « présidence à vie » du Président Joseph Kabila, le voici en train de tomber dans les mêmes travers avec son projet de troisième mandat.
Le Guinéen Alpha Condé a longtemps combattu pour l’alternance. Mais il a succombé à la tentation du diable – la présidence à vie – et fut « déboulonné » de son siège par l’un de ses protégés, le Colonel Mamadi Doumbouya.
Au Sénégal, Me Abdoulaye Wade a tenté un troisième mandat mais s’est heurté au mur démocratique érigé par le peuple sénégalais. Macky Sall a dénoncé la répression des manifestations avant de commettre plus grave que le régime précédent.
Ousmane Sonko s’est insurgé contre la violence policière lors des marches sous Macky Sall. Premier ministre, le Président du Pastef a envoyé les forces de l’ordre pour mater une manifestation d’étudiants à l’Université Cheick Anta Diop. Au Mali, les opposants ont toujours dénoncé l’instrumentalisation des médias publics avant de répéter les mêmes pratiques, une fois installés au pouvoir.
Par Chiaka Doumbia
Source : Le Challenger
