À Sébénikoro, les eaux stagnantes, les flaques d’eau et les nids-de-poule rendent presque impraticable la rue qui mène au lycée Mamadou Mbodj. Une situation préoccupante qui interpelle les autorités communales et nationales.
La situation de la rue située devant le lycée Mamadou Mbodj, dans le quartier de Sébénikoro, dans le IVè arrondissement du district de Bamako, est devenue alarmante. Envahie par des flaques d’eau et parsemée de trous, cette voie est aujourd’hui presque impraticable. Se rendre au lycée, rentrer chez soi ou simplement circuler dans cette rue relève désormais du parcours du combattant.
Face à cette réalité, une question s’impose : où sont passées les autorités communales ?
Cette situation se déroule dans une indifférence qui suscite l’incompréhension des riverains. Le maire signataire du quartier semble absent face à cette difficulté quotidienne, tandis que la mairie du IVè arrondissement, actuellement dirigée par une délégation spéciale mise en place par le gouvernement, peine à apporter des réponses visibles aux problèmes d’assainissement et d’hygiène qui affectent les populations.
Une commune qui semble perdre ses acquis
Il est difficile de comprendre comment une commune qui a longtemps été citée en référence en matière d’assainissement et d’hygiène puisse aujourd’hui donner une telle impression d’abandon.
De Moussa Mara à Adama Bérété, le quatrième arrondissement a connu des responsables municipaux qui ont contribué, à des degrés divers, à la gestion et à l’amélioration du cadre de vie des populations. Aujourd’hui, force est de constater que la situation observée dans certains quartiers soulève de sérieuses inquiétudes.
La mise en place d’une délégation spéciale ne devrait pas être synonyme de recul dans la gestion des affaires locales. Au contraire, cette période de transition administrative devrait permettre de préserver les acquis, de maintenir les services essentiels et de répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens.
Or, le cas de la rue du lycée Mamadou Mbodj donne le sentiment que les problèmes les plus élémentaires des populations ne bénéficient plus de l’attention nécessaire.
Les élèves et les riverains abandonnés à leur sort
Derrière cette rue dégradée, il y a des élèves, des parents, des enseignants et des habitants qui subissent quotidiennement les conséquences de cette situation.
Le lycée Mamadou Mbodj est un établissement public où des centaines de jeunes viennent apprendre, préparer leur avenir et nourrir l’espoir d’une vie meilleure. Ces élèves ont besoin d’un minimum de confort et de sécurité pour accéder à leur établissement. Pourtant, l’état de la voie qui y mène constitue un obstacle supplémentaire à leur quotidien.
Les riverains, eux aussi, vivent un véritable calvaire. Ceux qui habitent cette rue sont contraints de supporter les désagréments liés aux eaux stagnantes et à la dégradation de la chaussée. Les eaux usées favorisent la prolifération des moustiques et d’autres insectes, avec les risques sanitaires que cela peut entraîner.
La situation ne concerne donc pas uniquement la circulation. Elle touche également à la santé publique, à la dignité des habitants et au droit de chacun de vivre dans un environnement sain.
Le plus préoccupant est que ces populations semblent ne plus savoir vers qui se tourner pour faire entendre leurs difficultés.
Un appel aux autorités nationales
Face à cette situation, un appel est lancé aux autorités nationales afin qu’elles portent un regard attentif sur le quatrième arrondissement du district de Bamako, particulièrement sur les questions d’assainissement et d’hygiène.
Il ne s’agit pas de multiplier les discours, mais d’apporter des réponses concrètes à des problèmes visibles et vécus quotidiennement par les citoyens. La rue du lycée Mamadou Mbodj mérite une intervention urgente pour permettre aux élèves et à leurs encadreurs d’accéder à leur établissement dans de meilleures conditions et aux riverains de retrouver un cadre de vie acceptable.
La gestion d’une commune ne se limite pas aux grandes réalisations. Elle se mesure aussi à la capacité des autorités à résoudre les difficultés les plus simples, celles qui affectent directement la vie des populations.
À Sébénikoro, la rue du lycée Mamadou Mbodj est aujourd’hui un signal d’alarme. Il est temps que les autorités compétentes prennent la mesure de la situation et agissent avant que les conséquences ne deviennent plus graves.
Les populations de cette rue ne demandent pas un privilège. Elles réclament simplement un minimum d’assainissement, une voie praticable et la considération due à tout citoyen.
Issa Kaba Sidibé
Source : NOTRE VOIE
