À
L’UNION AFRICAINE :
AN TÉ BI AN TÉ SININ, AN TÉ TA ELECTION NA PIAN.
On a déjà notre constitution et son ordre donc pas besoin d’autre ordre…… Nous n’avons plus le temps pour la distraction.
Le Général de division Élisée Jean Dao, (c’est-à-dire nos FAMas), est déjà en train d’organiser des élections crédibles et transparentes sur l’ensemble du territoire national, et les votes à Anefis se passent très bien, selon tous les observateurs étrangers et nationaux.
Plus généralement :
À Anefis, cette phase de sécurisation des votes a progressé. Pour le reste, chacun appréciera la suite du calendrier et les conditions de ces élections.
Comprenez définitivement qu’au Mali, nous avons fait un choix simple : la souveraineté d’abord, les urnes ensuite. Nous préférons que les citoyens choisissent librement leurs représentants plutôt que de laisser des groupes armés décider qui vote, où l’on vote et sous leur contrôle.
Rassurez-vous donc : les élections auront bien lieu. Mais elles se dérouleront dans un État qui exerce effectivement son autorité sur son territoire, et non dans une fiction administrative entretenue par des communiqués diplomatiques. Il est vrai que cette méthode peut surprendre certains. Au Mali, nous avons simplement inversé l’ordre des priorités : on commence par rendre le territoire aux citoyens, puis on rend les urnes aux électeurs.
Cette différence est fondamentale. Une élection n’est pas seulement une date inscrite sur un calendrier ou un communiqué diplomatique ; elle est l’expression de la souveraineté d’un État capable de garantir à chaque citoyen qu’il pourra voter sans intimidation, sans occupation armée et sans qu’une organisation terroriste ne décide, à sa place, qui peut participer au scrutin. Une telle exigence n’est pas un report de la démocratie : elle en constitue la condition préalable.
Le Mali ne refuse donc pas les élections ; il refuse qu’elles deviennent un simple exercice de communication destiné à satisfaire des observateurs extérieurs, alors même que certaines portions du territoire échapperaient encore à l’autorité légitime de l’État. Une consultation organisée dans ces conditions ne renforcerait ni la paix ni la démocratie ; elle ne ferait que donner une apparence de normalité à une situation qui ne le serait pas.
Notre ambition est autrement plus exigeante : que chaque bulletin de vote soit déposé sous la protection de la République et non sous la surveillance des armes des groupes terroristes. C’est précisément cette différence qui distingue une souveraineté réelle d’une souveraineté proclamée.
Lorsque l’ensemble du territoire sera pleinement sécurisé, chacun constatera que les élections maliennes n’auront pas seulement été organisées ; elles auront été rendues possibles par la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble de la Nation. C’est cette séquence que le Mali assume aujourd’hui, avec constance et sans complexe.
Bamako, le 14 juillet 2026
Honorable Aboubacar sidick Fomba
Chevalier de l’ordre national
