Il est des réalités qui interpellent et des situations que l’on n’aurait jamais imaginé voir dans un établissement hospitalier censé sauver des vies.
Aujourd’hui, l’Hôpital Nianankoro Fomba de Ségou traverse une crise profonde qui suscite inquiétude et indignation au sein de la population.
Le laboratoire est à l’arrêt. Le bloc opératoire est paralysé. Le service de radiologie ne fonctionne plus. Derrière ces dysfonctionnements se cachent des malades en attente, des familles plongées dans l’angoisse et des vies suspendues à l’espoir d’une solution rapide.
Un hôpital ne devrait jamais devenir un lieu où l’inquiétude prend le pas sur l’espoir. Pourtant, la douleur, l’incertitude et le sentiment d’abandon gagnent aujourd’hui de nombreux patients, souvent dépourvus d’alternative pour se faire soigner.
Au cours des échanges avec les médecins de l’établissement, ces derniers ont tenu à rappeler une réalité souvent méconnue : malgré des conditions de travail extrêmement difficiles, les professionnels de santé continuent de se battre au quotidien pour assurer la prise en charge des patients. Longtemps pointés du doigt, accusé de détournement de médicaments ou de produits anesthésiques, ils estiment que la situation actuelle est bien plus complexe que les accusations portées à leur encontre.
Pendant que les débats se poursuivent et que les responsabilités sont recherchées, les malades continuent de souffrir. Des familles vivent dans l’angoisse de perdre un proche faute d’une prise en charge rapide et adéquate. Cette situation, au-delà de son caractère préoccupant, apparaît profondément révoltante.
Il est temps que les autorités compétentes, les partenaires du secteur de la santé et l’ensemble des acteurs concernés prennent pleinement la mesure de cette urgence. Derrière chaque appareil en panne se trouve un patient. Derrière chaque intervention reportée se cache une vie qui attend d’être sauvée.
La santé est un droit fondamental. Les populations de Ségou méritent un hôpital digne de ce nom, capable de répondre à leurs besoins avec efficacité, professionnalisme et humanité.
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un établissement qui souffre. C’est toute une population qui s’interroge, s’inquiète et espère encore que cette épreuve prendra fin. Que ce cri du cœur ne reste pas sans réponse, car lorsqu’un hôpital cesse de fonctionner correctement, ce sont des vies, des rêves et des familles entières qui basculent dans la douleur. Les autorités sont interpellées avec à sa tête colonel Assan Badialo Touré, Ministre de la Santé et du Développement social pour sauver des vies.
La Rédaction
C.P
Source : L’Enquêteur
