D.F, S.T, S.S et K.M sont quatre individus (ils ont entre 29 et 31 ans) qui sont depuis quelques jours dans de sales draps. Et pour cause. Ils se sont mouillés dans une histoire qui risque de les conduire entre les quatre murs d’un cachot pour longtemps. Ces malfrats ont été coincés et interpellés par les éléments du commissariat de police de Kéniéba pour « détention illégale d’armes à feu et association de malfaiteurs ».
En raison des armes qu’ils détenaient les policiers suspectèrent un réseau de braqueurs bien organisés. Leur interpellation met une fois de plus en lumière la vigilance des forces de sécurité engagées depuis dans une lutte implacable contre la criminalité et la délinquance sur toute l’étendue du territoire national.
Selon nos informations, toute cette histoire serait partie de l’exploitation de renseignements fournis par un anonyme aux éléments de la brigade de recherches (BR) du commissariat de la localité citée plus haut avec à sa tête le commissaire principal de police Diatourou Dembélé.
Le renseignement est une approche que les policiers utilisent, outre leurs stratégies classiques, pour anticiper sur une situation plus ou moins dangereuse du point de vue sécuritaire. Cependant le succès de cette approche résulte en grande partie de la collaboration des citoyens. Et très généralement, l’exploitation de renseignements donne des résultats probants. D’où le succès même de la présente opération policière.
Ayant déjà la puce à l’oreille, les limiers décidèrent d’approfondir leur enquête en recoupant avec professionnalisme les bribes d’informations qu’ils ont reçues sur ces quatre individus. Histoire d’en avoir le cœur net sur la véracité des faits en ce qui les concerne.
Les éléments enquêteurs de la BR ne tarderont pas à localiser les quatre suspects impliqués dans cette histoire. C’est ainsi que, dans la matinée du samedi 7 juin 2026, vers 11 heures, les policiers entrèrent dans la danse. En professionnels, ils ont déroulé leurs filets entre les localités de Kéréko et Sansato (Kéniéba). Sans savoir qu’ils étaient discrètement traqués, les quatre malfrats furent coincés avant d’être interpellés sans difficulté.
Fouille immédiate et fructueuse- La fouille immédiate qui s’en est suivie conforta les limiers enquêteurs dans leur soupçon. Les quatre individus ont été retrouvés en possession d’un impressionnant lot d’armes et d’objets plus compromettants les uns que les autres. Il s’agit notamment d’un pistolet automatique de fabrication artisanale avec son chargeur garni de trois cartouches de calibre 9 mm. À cela, s’ajoutent deux fusils à pompe ainsi que deux chargeurs supplémentaires et cinq cartouches.
En outre, les éléments de la BR ont mis la main sur deux couteaux et plusieurs autres objets dont l’origine et l’utilisation font désormais l’objet d’investigations approfondies. Avec cette saisie, les policiers étaient désormais convaincus qu’ils avaient affaire à un réseau plus vaste qu’ils n’y pensaient.
Sans perdre de temps, ils conduisirent les mis en cause dans leurs locaux pour les soumettre à une audition serrée. Histoire pour les officiers de police judicaire (OPJ) de pouvoir déterminer avec précision le rôle que chacun d’eux joue au sein du groupe. Et surtout, les circonstances dans lesquelles ces armes ont été acquises et conservées.
La hiérarchie rassure que les enquêtes se poursuivent activement, afin d’identifier et d’interpeller d’éventuels complices. En attendant, les quatre suspects ont été mis à la disposition des autorités judiciaires locales afin qu’ils répondent des faits qui leur sont reprochés.
Tamba CAMARA
Source : L’Essor
