L’internationale de la déstabilisation à pied d’œuvre: La coalition des trois États contre le Mali

Qui en veut tant au Mali et aux Maliens et Maliennes ?

Le 25 avril 2026, le Mali a été frappé par une offensive terroriste d’une ampleur inédite. Derrière les colonnes ennemies infiltrées dans Kati, Bamako, Gao, Kidal, Sévaré et Mopti, se dessine une coalition internationale de la déstabilisation : France, Algérie et Mauritanie, avec l’appui de certains relais extérieurs. L’objectif est clair : briser la souveraineté malienne et s’emparer des ressources stratégiques du pays. Mais la riposte populaire et militaire, la rancœur nationale et la résilience collective annoncent une contre-offensive qui fera date.

Une guerre hybride prolongée

Depuis 2012, le Mali est la cible d’une guerre hybride où se mêlent terrorisme, ingérences diplomatiques et opérations militaires par procuration. Après les parenthèses Serval, Barkhane, Takuba et Minusma, la France impérialiste n’a jamais renoncé à ses visées néocoloniales. L’Algérie, irritée par le retrait malien de la reconnaissance de la RASD, a choisi de sévir en instrumentalisant le JNIM et les supplétifs du Front Polisario. La Mauritanie, pays frontalier devenu passoire, héberge des groupes djihadistes armés et facilite leur contournement du blocus des FAMa au nord, à Tinzaouaten, Anefis et Kidal.

Cette coalition a jugé bon de frapper un grand coup en plein cœur du pays. À Kati, un camion-bélier chargé d’explosifs a été lancé à l’aube contre la résidence du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, tué avec d’autres fidèles alors qu’il se rendait à la mosquée pour la prière de l’aube. Simultanément, des attaques ont visé Mopti, Sévaré, Gao, Kidal et des quartiers de Bamako. Le message est limpide : il s’agit d’une guerre totale contre la souveraineté malienne.

Les objectifs cachés : ressources et domination

Le Mali est riche en uranium, or, lithium, pétrole, gaz et terres rares. C’est ce trésor que convoite l’internationale de la déstabilisation. La France veut maintenir son emprise économique et militaire ; l’Algérie nourrit des prétentions insensées sur le nord du Mali ; la Mauritanie joue le rôle de relais faible et complice.

Le Mali, en reprenant son destin en main et en s’affranchissant du joug néocolonial, a montré la voie de la libération des peuples africains. C’est cette audace qui lui vaut d’être ciblé. Les attaques du 25 avril ne sont pas seulement dirigées contre Bamako : elles visent à dissuader tout État africain de suivre l’exemple malien.

La riposte populaire et militaire

La coalition des trois États n’a pas anticipé la réaction du peuple malien. À Kidal, Gao et Sévaré, les habitants ont pris part aux combats, pourchassant les assaillants et épaulant les FAMa dans la neutralisation des infiltrés. À Kati, la population a contribué à appréhender des terroristes après l’attentat contre la résidence du ministre Sadio Camara. À Bamako, dans les quartiers de Sénou et Djikoroni, des assaillants perdus ont été interceptés et remis aux forces de sécurité.

Les FAMa ont neutralisé d’autres assaillants et capturé des survivants, désormais entre les mains des services de renseignement. Le bilan officiel fait état de blessés, de victimes civiles et militaires, ainsi que de destructions matérielles, notamment la mosquée effondrée et des habitations endommagées. Dans le secteur de Kolokani, quelques heures après les attaques, les Fama ont infligé une défaite cinglante à près de 500 assaillants, démontrant la capacité de riposte immédiate et l’efficacité des forces armées maliennes.

Une lecture stratégique des événements

L’objectif des attaques du 25 avril n’était pas de prendre le pouvoir – la population ne l’accepterait pas – mais de faire tomber Bamako pour avoir plus de marge au nord à Kidal. En cherchant à provoquer une fracture au sein des Forces de défense et amener les militaires à un putsch, les coalisés veulent atteindre au moral des troupes. En cas de basculement un officier prendrait alors la tête du pays et négocierait avec le JNIM et le FLA, en leur laissant le nord du Mali.

Ce scénario rejoint les calculs de certains cercles français qui rêvent de remplacer Assimi Goïta par un président plus favorable à Paris. Dans ces milieux, on évoque même l’idée de parrainer l’indépendance promise aux séparatistes touaregs et au FLA. L’Algérie et la Mauritanie, alliées de circonstance, ainsi que l’Ukraine, pourraient soutenir ce plan, tandis que le retrait partiel des paramilitaires russes d’Africa Corps faciliterait la tâche.

Cette stratégie s’inscrit dans une posture plus offensive adoptée par la France depuis la tentative de putsch au Bénin en décembre 2025 : reconquérir les «territoires perdus» en Afrique et laver l’affront que les régimes du Burkina, du Niger et du Mali ont infligé à Paris. Mais en jouant à nouveau aux apprentis-sorciers avec les rebelles indépendantistes, la France et ses alliés risquent de reproduire les erreurs du début des années 2010, avec les conséquences désastreuses que l’on connaît pour le Mali.

Recommandations et vigilance

Face à cette internationale de la déstabilisation, le Mali doit renforcer la vigilance nationale à tous les niveaux, militaire et civil. Il doit contrer les initiatives de déstabilisation, démanteler les réseaux du Polisario et du FLA, instruments de l’Algérie pour affaiblir le pays, et exiger une condamnation internationale unanime. Le silence complice est une trahison.

Le Mali est aujourd’hui au cœur d’une guerre internationale de la déstabilisation. La coalition des trois États – France, Algérie, Mauritanie – veut briser sa souveraineté et s’emparer de ses ressources. Mais le peuple malien, conscient et uni derrière ses forces armées, refuse de plier par la peur et la panique diffusées en permanence.

Le sacrifice du général Sadio Camara devient le symbole d’un Mali qui ne cède rien sur l’essentiel : sa souveraineté, ses choix stratégiques et son droit à décider seul de son avenir. L’internationale de la déstabilisation est à nos portes. À Kati pour contrôler Bamako, mais aussi à Sévaré pour contrôler tout le Nord avec des mercenaires qui ont lamentablement échoué dans leur tentative de faire tomber le régime en frappant à sa tête. Ils ont trouvé face à eux une internationale de la résistance conduite par le peuple en corps social déterminé. Et quand le Mali frappera fort, ce sera encore ensemble, et cela fera mal.

L’Aube / Rédaction

Source : L’Aube

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