Force est de constater que la presse malienne vit sans nul doute la période la plus sombre de son existence.
Dix-neuf ans après la fameuse affaire dite “la maîtresse du Président “ au cours de laquelle quatre directeurs de publication de journaux ont été écroués par le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de la Commune III, Sombé Théra, voilà que l’histoire bégaie de nouveau en 2026 au Mali.
En espace de 24 heures, le Procureur en charge du Pôle national de lutte contre la Cybercriminalité, Adama Coulibaly, a placé sous mandat de dépôt deux directeurs de publication, en l’occurrence Chahana Takiou 22 septembre – et Abdrahamane Kéita – Le Témoin. Depuis février dernier, le directeur de publication du journal L’alternance, Youssouf Sissoko, est détenu à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Après une condamnation en première instance, il attend son jugement en appel.
Le Directeur de publication du 22 Septembre est poursuivi pour atteinte au crédit de l’Etat à travers l’institution judiciaire.
Dans un communiqué, la Maison de la presse et les organisations professionnelles des médias précisent que les faits reprochés à notre confrère se sont déroulés lors des activités du Forum Panafricain des médias (FOPAME) tenu à Bamako du 3 au 6 juin 2026. « La Maison de la Presse et les organisations professionnelles des médias expriment leur incompréhension et leur profonde préoccupation à la suite de l’incarcération du journaliste pour des propos qui lui sont reprochés.
Dans un communiqué, la Maison de la presse et les organisations professionnelles des médias précisent que les faits reprochés à notre confrère se sont déroulés lors des activités du Forum Panafricain des médias (FOPAME) tenu à Bamako du 3 au 6 juin 2026. « La Maison de la Presse et les organisations professionnelles des médias expriment leur incompréhension et leur profonde préoccupation à la suite de l’incarcération du journaliste pour des propos qui lui sont reprochés.
Cette situation constitue un signal particulièrement préoccupant pour l’ensemble de la profession et entame les efforts consentis pour renforcer l’image d’un Mali en proie à une crise multidimensionnelle », peut-on lire dans le communiqué. Lequel document poursuit : « La Maison de la Presse et les Organisations professionnelles des médias condamnent avec fermeté ce mandat de dépôt qui ternit l’image de la justice, de la Presse et de notre pays après la première édition d’un forum international bien réussi ».
Reporters sans frontière (RSF) appelle à mettre fin à cette tentative d’intimidation tandis que Article 19 estime que « les pour suites engagées visent l’expression d’opinion relevant du débat public, ce qui devrait bénéficier d’une protection renforcée en droit international des droits humains ».
Abdrahamane Keita est poursuivi pour des faits qualifiés de « délit à caractère régionaliste qui tend à porter atteinte à l’unité nationale et au crédit de l’Etat et publication et diffusion d’informations fausses et trompeuses dans l’intention que ces informations soient considérées comme authentiques par le biais d’un système d’information ». Son jugement est prévu pour le 17 août 2026.
Lors du dernier numéro de l’émission du Grand Jury de Renouveau TV, dont il est l’un des co-animateurs, Abderrahmane Kéita a eu des échanges avec l’invité Mohamed Ousmane Ag Mohame doune, Membre du Conseil national de transition (CNT) sur la situation qui prévaut à Kidal.
La Maison de la presse exprime sa préoccupation face à la détention d’un professionnel des médias et réaffirme son attachement à la liberté de la presse, à la liberté d’expression et au droit à l’information.
La Maison de la presse exprime sa préoccupation face à la détention d’un professionnel des médias et réaffirme son attachement à la liberté de la presse, à la liberté d’expression et au droit à l’information.
Ces mandats de dépôt assombrissent l’horizon pour la presse malienne qui traverse la période la plus sombre depuis l’avènement de la démocratie.
Il revient maintenant à l’ensemble des acteurs de médias de mesurer toute la gravité de la situation et d’unir par conséquent leurs forces pour défendre les acquis obtenus de haute lutte.
Il revient maintenant à l’ensemble des acteurs de médias de mesurer toute la gravité de la situation et d’unir par conséquent leurs forces pour défendre les acquis obtenus de haute lutte.
C Doumbia
Source : Le Challenger
