Quitter les salons feutrés des ministères et les discours de tribune pour mesurer la trajectoire du Mali sous la conduite du Général d’Armée Assimi Goïta exige de se confronter à la réalité brute du terrain.
La refondation d’un État ne se juge pas à l’alignement de chiffres macroéconomiques volatiles, mais à l’aune d’une chronique sur la profondeur de la Refondation. Tant par l’épaisseur du béton coulé qu’aux kilomètres de goudron posés, en passant par les nombreux chantiers ouverts et toutes ces infrastructures physiques sorties de terre ou sous peu. Bientôt !
Depuis 2021, Koulouba a imprimé au pays un rythme de bâtisseur, liant intimement l’impératif de sécurité nationale au désenclavement territorial, à la renaissance des transports de masse, à l’autonomie stratégique, à l’impact des réformes structurelles et à la discipline budgétaire. Toutes choses qui se conjuguent pour donner corps à une souveraineté fermement revendiquée. Radiographie rigoureuse d’un pays transformé en chantier national, où l’impératif de sécurité s’articule intimement avec le réarmement moral en ces temps qui courent. Radiographie rigoureuse et passée au peigne fin des grands chantiers physiques lancés, en cours d’exécution ou inaugurés directement sous l’impulsion et la supervision du chef de l’État.
Le sursaut énergétique : des méga-centrales solaires à l’indépendance technologique
Face à une crise énergétique structurelle qui menaçait d’asphyxier l’économie nationale et de paralyser l’industrie, la réponse présidentielle a rompu radicalement avec la politique des expédients et de la location de groupes thermiques budgétivores. Le choix s’est porté sur la construction d’infrastructures lourdes de production nationale, lancées sous la présidence directe du chef de l’État pour transformer la matrice énergétique malienne. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le complexe photovoltaïque de Sanankoroba, un chantier titanesque de 100 MW développé en partenariat stratégique avec la Fédération de Russie. S’étendant sur un site de plusieurs dizaines d’hectares, ce projet mobilise d’importants modules de génie civil et constitue la première pierre d’une indépendance énergétique planifiée, conçue pour injecter de l’électricité propre dans le réseau interconnecté national tout en intégrant un système de stockage par batteries à grande échelle.
Cette offensive solaire s’articule avec d’autres chantiers d’envergure venus parfaire le maillage territorial, à l’instar des centrales de Safo (40 MW) et de Diéma. À Safo, les infrastructures d’interconnexion au poste haute tension avancent à un rythme soutenu, tandis qu’à Diéma, l’implantation des plots photovoltaïques vise à sécuriser l’alimentation des futures zones industrielles régionales afin de délester le réseau national des coûts prohibitifs des combustibles fossiles. En parallèle, pour anticiper les technologies de demain, l’extension des capacités du site d’hydrogène naturel de Bourakébougou consacre une véritable logique de souveraineté. Sous l’impulsion directe de la présidence, les travaux physiques de forage profond et l’installation de nouvelles unités de purification visent à faire passer cette exploitation pilote à une échelle industrielle, valorisant une ressource propre, endogène et totalement affranchie des fluctuations des marchés mondiaux.
Le désenclavement structurel : la dynamique des grands axes et la résurrection du rail
Le désenclavement intérieur et extérieur du Mali a été repositionné au sommet de l’agenda de Koulouba, devenant une composante indissociable de la sécurité nationale. L’accomplissement le plus emblématique de cette vision demeure la relance historique du trafic ferroviaire sur l’axe Bamako-Kayes. Attendue depuis des années par les populations locales, la reprise effective du train voyageur a nécessité une injection financière publique de près de 10 milliards de francs CFA entièrement consacrée à la réhabilitation d’urgence des voies vétustes, à la sécurisation des ouvrages d’art et à la rénovation technique des locomotives par la SOPAFER-Mali (Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali).
En se déplaçant en personne à la gare de Kayes pour acter ce redémarrage, le Général Assimi Goïta a brisé l’isolement de plus d’une cinquantaine de communes riveraines, relancé l’économie des gares et posé les jalons matériels de la reconquête logistique du corridor reliant Bamako à la façade maritime.
Sur le front routier, la reconstruction intégrale de la Route Nationale 15, reliant Sévaré à Gao, illustre ce même refus de la fatalité géographique. Les chantiers de terrassement et de pose de béton bitumineux lourd sur cette Route du poisson progressent sous haute protection militaire, matérialisant le retour physique de l’État et la fluidification des flux commerciaux vers les régions du Nord. Au cœur de la capitale et de sa périphérie, le chantier de l’autoroute Bamako-Koulikoro et ses voies de contournement redessine la mobilité urbaine par l’élargissement des voies en 2×2 lignes et la construction d’ouvrages d’art modernes. Cette modernisation se décline également à l’intérieur du pays par des travaux d’aménagement de voiries lourdes à Kayes, Ségou et Sikasso, visant à dévier le trafic des gros porteurs hors des centres-villes. Enfin, la réhabilitation lourde des ponts stratégiques sur le fleuve Niger parachève cette architecture, sécurisant les liaisons inter-étatiques indispensables au fonctionnement de la Confédération de l’AES.
L’appareil industriel et extractif : édifier les murs de la souveraineté économique
Pour que l’indépendance nationale s’incarne dans la matière, le président de la Transition a initié la construction d’infrastructures de transformation de pointe, interdisant l’exportation passive des richesses sans création de valeur locale. Le fleuron de cette stratégie est le chantier de la première Raffinerie Nationale d’Or, implantée dans la zone périurbaine de Bamako (Sénou). Ce complexe industriel hautement sécurisé est entré dans sa phase active d’édification, et ses structures en béton armé ainsi que ses compartiments techniques sortent de terre à un rythme soutenu. À son inauguration, cette infrastructure permettra au Mali de raffiner son or brut aux standards internationaux, de le certifier et de couler ses propres lingots, dotant enfin la nation de l’outil physique nécessaire pour constituer des réserves d’or stratégiques et autonomes.
Cette volonté de réindustrialisation se vérifie avec la même force à Ségou, où la relance et la modernisation des usines textiles de la COMATEX ont fait l’objet d’un arbitrage présidentiel direct. Les travaux de réhabilitation des bâtiments industriels historiques s’accompagnent d’un renouvellement complet des parcs de machines de filature et de tissage, ainsi que d’un plan d’autonomisation électrique du site pour relancer une filière textile intégrée capable de transformer le coton malien sur place. Pour encadrer techniquement cette reprise en main du secteur extractif, la présidence a également soutenu le déploiement des infrastructures logistiques et d’analyse de la SOREM. La création de laboratoires nationaux modernes et de bases d’exploration avancées permet désormais à cette société d’État de cartographier et de certifier elle-même les ressources du sous-sol, brisant le monopole technique des multinationales étrangères.
Infrastructures de souveraineté : le réarmement sanitaire, militaire et social
Le renforcement de la puissance publique s’est traduit par des projets monumentaux dédiés à la prise en charge sociale des populations et à la modernisation des outils de défense, secteurs où le président Goïta a personnellement veillé à l’application de standards de haute performance. Le projet le plus massif dans ce domaine est l’Hôpital Militaire de Banankoroni, un complexe hospitalier de pointe dont les travaux de gros œuvre affichent un taux d’avancement majeur. Conçu pour devenir la structure médicale de référence de la sous-région, cet établissement est spécifiquement configuré pour assurer la prise en charge lourde des blessés de guerre des forces de défense et de sécurité, tout en ouvrant ses blocs opératoires de dernière génération et ses pavillons de réhabilitation aux urgences des populations civiles.
En parfaite cohérence avec ce réarmement sanitaire, la physionomie des infrastructures de défense a subi une transformation radicale à travers la modernisation lourde des Bases Aériennes de Bamako, Mopti, Gao et Tombouctou. Le chef de l’État a ordonné et inauguré la construction de hangars techniques durcis, la réhabilitation complète ainsi que le prolongement des pistes d’atterrissage, et l’édification de centres de commandement fortifiés indispensables à l’accueil et au pilotage des flottes de chasse et des nouveaux vecteurs aériens tactiques. Sans oublier les multiples camps de garnisons militaires en construction ou déjà livrés et réceptionnés par feu le Général d’Armée Sadio Camara.
Enfin, cette présence de l’État s’exprime au plus près des citoyens à travers le programme présidentiel de forages à haut débit, financé par la rétrocession des fonds de souveraineté de la présidence. Ce chantier hydraulique permanent a déjà permis l’implantation de plusieurs centaines de châteaux d’eau et de forages mécanisés équipés de systèmes solaires indépendants, apportant une réponse matérielle immédiate au droit fondamental d’accès à l’eau potable dans les villages les plus enclavés du pays.
L’inventaire du bâtisseur : le défi de la maintenance et de la durée
Passer les réalisations physiques du Général d’Armée Assimi Goïta au peigne fin révèle une doctrine limpide : inscrire la souveraineté dans le béton et léguer aux générations futures une armature matérielle nationale digne de ce nom. Des rails ressuscités de la ligne de Kayes aux parcs solaires géants de Sanankoroba, en passant par la raffinerie d’or et le complexe hospitalier de Banankoroni, le Mali s’est métamorphosé en un vaste chantier à ciel ouvert où l’infrastructure devient le garant de la liberté politique. Pour preuve, tous les centres de référence de santé du district sont en reconstruction.
Le véritable enjeu de cette dynamique de grands travaux ne réside plus aujourd’hui dans l’inauguration ou le lancement des projets, mais dans leur gestion patrimoniale et leur inscription dans la durée. La pérennité de ces investissements d’envergure reposera exclusivement sur la rigueur de la maintenance technique, la sécurisation physique des infrastructures critiques face aux menaces asymétriques et la capacité de l’appareil d’État à finaliser les chantiers en cours dans le respect strict des cahiers des charges. Le gouvernement du Premier ministre Général de Division Abdoulaye Maïga a pris les devants et les menées pour terminer tous ces chantiers ouverts à travers le Programme d’actions gouvernementales et l’agenda officiel Mali kura Nieta sira ka ben 2063 la. C’est à ce prix, celui de la durabilité des ouvrages et de l’efficience des infrastructures, que se mesurera l’impact historique et irréversible du Mali Kura.
Ce bilan de l’An V de la Transition met en lumière une trajectoire souveraine où l’État malien s’affirme par ses infrastructures, ses réformes et sa discipline budgétaire. Une œuvre de refondation profonde qui porte la signature du Général d’Armée Assimi Goïta, rappelant cette exigence patriotique désormais gravée au fronton de l’action publique : aucun choix, aucun partenariat, aucune décision ne se fera plus au Mali sans le respect strict des trois principes directeurs que sont la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques opérés par le peuple malien, et la défense rigoureuse de ses intérêts exclusifs.
Les défis demeurent, mais l’empreinte laissée est celle d’un bâtisseur qui a voulu inscrire la souveraineté dans la matière et léguer aux générations futures une armature nationale durable.
KML
Source : L’Aube
