Opérations des FAMA contre les groupes terroristes : Traque tous azimuts

Les récentes opérations aéroterrestres d’envergure menées par l’armée malienne au cœur des différents théâtres d’opérations confirment une intensification majeure de la lutte antiterroriste.

De Sofara à Niono, en passant par les lisières stratégiques de Nara et les régions du Nord, la Direction de l’Information et des Relations Publique des Armées (DIRPA) documente l’asphyxie systématique des réseaux de ravitaillement et la neutralisation physique des cadres du commandement ennemi, illustrant l’intensification de la traque contre les groupes terroristes.

La doctrine de l’initiative et la reconfiguration stratégique du front semblent faire leurs effets. Vu l’évolution générale du théâtre des opérations sur l’ensemble du territoire national, il est admis que désormais une mutation profonde et irréversible des dynamiques d’engagement militaire est à l’œuvre.

Sous l’impulsion décisive du Chef de l’État, ministre de la Défense et des anciens combattants, le Général d’Armée Assimi Goïta, et sous la coordination stratégique de l’État-Major Général des Armées, les Forces Armées Maliennes (FAMa) déploient une stratégie holistique qui combine une veille doctrinale rigoureuse, l’exploitation intensive du renseignement d’origine image (ROIM) et des interventions cinétiques de haute précision. La grammaire de cette guerre asymétrique s’écrit sous la dictée exclusive de l’armée nationale, qui applique à travers l’Opération Dougoukoloko un principe d’usure continue privant l’adversaire de toute capacité de réorganisation tactique.

Les récents et successifs communiqués de la DIRPA, sous la direction du Colonel-major Bakary Bocar Maïga, témoignent de cette supériorité absolue. Qu’il s’agisse de démanteler des infrastructures fortifiées dans le delta central ou de foudroyer des cellules mobiles, la conduite des opérations s’inscrit dans une logique d’attrition à haute valeur ajoutée, visant simultanément la destruction des capacités d’approvisionnement autonomes des groupes armés terroristes (GAT) et l’élimination physique de leurs têtes pensantes.

Reconnaissance aérienne : foudroiement au Centre…

Au cours de la semaine décisive s’étalant du samedi 20 juin au vendredi 26 juin 2026, l’armée malienne a fait la démonstration de sa maîtrise de la manœuvre aéroterrestre combinée. Le point d’orgue de cette dynamique a été atteint le lundi 22 juin 2026 dans la région de Mopti, où les vecteurs aériens de surveillance ont détecté un important complexe d’appui criminel clandestin implanté à 28 kilomètres au sud-est de la localité de Sofara. L’analyse minutieuse des données d’imagerie a révélé un dispositif logistique d’envergure, camouflé sous des bâches thermiques, comprenant deux véhicules de transport de type pick-up modifiés pour le combat asymétrique et équipés de supports pour armes lourdes, ainsi que cinq motos de forte cylindrée destinées aux liaisons rapides et aux raids éclairs. Le site abritait également un dépôt de carburant hautement stratégique, plusieurs fûts de stockage d’eau associés à des panneaux solaires pour garantir l’autonomie énergétique des terroristes, et un ensemble de cabanes faisant office de zones de vie et de soutien logistique. Dès la validation de cette cible par le commandement opérationnel, une action foudroyante a été déclenchée. Des frappes aériennes initiales de grande précision ont pulvérisé les infrastructures, suivies immédiatement par l’engagement de deux hélicoptères transportant des groupes d’assaut de commandos.

Opérations aéroportées

Sous la couverture permanente d’un vecteur aérien de combat, ces unités au sol ont procédé au ratissage complet et à l’exploitation du site. Cette opération chirurgicale a permis de surprendre une réunion de planification de l’état-major terroriste local, aboutissant à la neutralisation physique de plusieurs cadres intermédiaires responsables des embuscades contre les convois civils et de l’extorsion des populations de la région.

La traque s’est ensuite accélérée le mercredi 24 juin 2026 dans la région de Ségou, précisément au cœur de la zone stratégique de l’Office du Niger. Les capteurs de reconnaissance ont repéré un point de transfert clandestin de carburant au niveau du village de N’Doukala, situé dans la commune rurale de Dogofry, au sein de l’arrondissement de Diabaly. Dans cet environnement complexe caractérisé par un couvert végétal dense et de multiples canaux d’irrigation, l’arrivée d’un pick-up suspect venu s’approvisionner a déclenché une réponse immédiate. En vertu de la coopération militaire opérationnelle qui unit les forces souveraines sur le terrain, une unité de drones d’attaque du Corps africain des forces armées russes a procédé à la destruction intégrale du véhicule de ravitaillement. Les analyses post-frappe ont confirmé l’élimination d’un lieutenant influent du secteur, un chef criminel redouté pour ses exactions répétées contre les forains et le vol de bétail.

Rehaussement du dispositif tactique

Cette onde de choc républicaine s’est étendue simultanément vers les frontières occidentales et septentrionales du pays, illustrant l’allonge stratégique des FAMa. Toujours le lundi 22 juin 2026, dans le cadre de la surveillance permanente du territoire, une mission de reconnaissance aérienne a localisé une base ennemie dissimulée dans la localité de Guinguin-Guiré, dans la région de Nara. Les analyses d’imagerie en temps réel y ont mis en évidence deux zones d’intérêt distinctes : le premier emplacement abritait un rassemblement opérationnel de quatre individus lourdement armés tandis que le second présentait une infrastructure de commandement matérialisée par une tente dressée. Un vecteur de l’Armée de l’Air a délivré un feu destructeur et préventif sur le premier emplacement, neutralisant l’intégralité du groupe armé avant qu’il ne puisse initier la moindre manœuvre de harcèlement contre les installations nationales ou les populations civiles.

Enfin, le jeudi 25 juin 2026, l’armée malienne a frappé un coup retentissant dans le Grand Nord en interceptant par vecteur aérien, à 47 kilomètres à l’ouest de Kidal, un pick-up logistique en mouvement. Sa destruction intégrale a brisé net une tentative de ravitaillement des cellules résiduelles tapies dans l’Adrar des Ifoghas, prouvant que le relief escarpé ne constitue plus un refuge protecteur contre l’œil des FAMa. La simultanéité et la rigueur chirurgicale de ces raids hebdomadaires, s’étendant de Mopti à Nara en passant par Ségou et Kidal, prouvent de manière indiscutable que le rapport de force matériel et psychologique est définitivement inversé sur le théâtre des opérations.

En ciblant de façon prioritaire le carburant, les vecteurs de mobilité et les structures de commandement, les FAMa assèchent les flux vitaux qui permettent aux groupes asymétriques de subsister. Les matériels et documents saisis lors des phases d’exploitation fournissent une mine d’informations précieuses permettant aux services de renseignement militaire de cartographier les réseaux de financement transnationaux et d’anticiper les futures tentatives d’infiltration.

Face à ce bilan éloquent, le Chef d’État-Major Général des Armées a réaffirmé la posture de redevabilité constante de l’institution militaire, tout en rassurant les populations que les opérations coordonnées de recherche, de poursuite et de neutralisation se poursuivront sans aucun répit sur l’ensemble du territoire national. La montée en puissance technologique de l’armée, engagée au sein de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), matérialise la promesse républicaine de la reconquête intégrale du territoire. Pour consolider ces victoires, le haut commandement militaire lance un appel pressant à un rehaussement de la collaboration citoyenne. C’est l’étanchéité du renseignement populaire qui permet aux unités combattantes d’anticiper les menaces et de restituer aux populations la plénitude de leur souveraineté face aux propagandes étrangères de déstabilisation.

M. Sylla

Source : L’Aube

Laisser un commentaire