les brèves de Rouky : La BCEAO satisfaite du commerce extérieur du Mali

Le Conseil national du crédit de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a mis en évidence une amélioration notable du commerce extérieur du Mali ainsi qu’un niveau satisfaisant de liquidité bancaire.

14 banques, 3 établissements financiers 
Le Mali compte 14 banques et 3 établissements financiers. Les autorités estiment que la liquidité reste solide, même si le financement du secteur privé demeure un enjeu clé pour soutenir la croissance.

 

Le FMI prévoit une croissance5,4 % en 2026
D’après le Fonds monétaire international, la croissance économique du Mali sera de 5,4 % en 2026, avec une reprise progressive du crédit après sa contraction en 2025. Globalement, ces indicateurs traduisent une amélioration de la situation macroéconomique, bien que la nécessité de diversifier durablement l’économie reste un défi majeur pour le pays.

Un excédent à la suite d’ un déficit 
Selon les données de l’Institut national de la statistique, le Mali a enregistré au quatrième trimestre 2025 un excédent commercial de 418,9 milliards de FCFA, contre un déficit de 344,3 milliards au trimestre précédent. Les exportations ont atteint 1 286,4 milliards de FCFA, contre 867,4 milliards d’importations, portant le taux de couverture à 148,3 %.

 

Le secteur minier à la base 
Le contexte est marqué par un excédent commercial porté essentiellement par les exportations d’or. Car cette performance repose largement sur le secteur minier, notamment l’or non monétaire, qui représente 91% des exportations. Les principales destinations des exportations maliennes sont l’Afrique du Sud, les Émirats arabes unis et l’Australie, confirmant la forte dépendance du pays aux recettes aurifères.

 

Hausse des tarifs à Sky Mali
Sky Mali a annoncé, le 16 avril 2026, une hausse temporaire de ses tarifs en raison de l’augmentation du prix du kérosène et une tension persistante sur l’approvisionnement en carburant aviation. Cette décision fait suite à plusieurs perturbations de vols enregistrées récemment à Bamako. La compagnie aérienne souligne que le carburant constitue une part majeure des coûts d’exploitation et que la flambée des prix impacte l’ensemble du secteur aérien. Elle précise que cette mesure reste provisoire en attendant une stabilisation des coûts. Le contexte est marqué par des tensions persistantes : en janvier 2026, plusieurs vols avaient déjà été annulés ou reprogrammés faute de carburant.
Cette hausse tarifaire s’inscrit ainsi dans un secteur fragilisé par les fluctuations du marché énergétique international. À l’échelle africaine, les prix du carburant aviation ont augmenté de 76 % selon des données publiées fin mars. Au Mali, la situation est particulièrement sensible, seul l’avion pouvant desservir certaines zones enclavées.

Source : Le Challenger

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