Élaboré par OCHA et présenté en février 2026, le Plan de réponse humanitaire (HRP) 2026 pour le Mali peine à mobiliser les ressources nécessaires à sa mise en œuvre. Les données officielles de OCHA révèlent un déficit important qui pourrait limiter l’accès à l’aide pour les populations les plus affectées par la crise.
D’après les données publiées par OCHA, en 2026, la situation humanitaire reste préoccupante. Le pays est confronté à une crise multidimensionnelle marquée par l’insécurité persistante, la riposte contre les groupes armés occasionnant les déplacements de populations et les effets des chocs climatiques. Ce qui fait que le pays fait face à des besoins croissants en assistance humanitaire.
Pour répondre à ces urgences, OCHA a élaboré un Plan de réponse humanitaire visant à venir en aide à environ 3,8 millions de personnes vulnérables à travers le pays. Toutefois, la mise en œuvre de ce plan se heurte à un obstacle majeur : le manque de financements.
Selon les données publiées sur la plateforme humatarian Action, les besoins humanitaires au Mali sont estimés à près de 5 778 millions de dollars en 2026. Néanmoins, il se trouve que seulement 09% des fonds ont été mobilisés au premier trimestre, ce qui compromet l’assistance à des millions de personnes vulnérables.
Ce sous-financement a des conséquences directes sur le terrain. Faute de ressources suffisantes, les acteurs humanitaires sont contraints de prioriser les interventions dans les zones les plus critiques, notamment dans 97 cercles sur les 159 que compte le pays. Cette approche ciblée, bien que nécessaire, limite l’accès à l’aide pour de nombreuses communautés affectées. Il se trouve que sans le financement complet, près de 1,2 million de personnes risquent de basculer dans une situation d’insécurité alimentaire.
Dans ce contexte, les organisations humanitaires appellent à une mobilisation accrue des bailleurs de fonds internationaux afin d’éviter une aggravation des conditions de vie des populations les plus vulnérables. Sans un financement adéquat, préviennent-elles, la réponse humanitaire risque de rester en deçà des besoins réels, compromettant ainsi l’efficacité des interventions prévues pour 2026.
Tioumbè Adeline Tolofoudié
Source : Le PAYS
